François Guionnet, président de la SASP : « Cette fois, c'est la bonne »

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    François Guionnet, président de la SASP : « Cette fois, c'est la bonne »
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Après deux tentatives de maintien infructueuses, le président Massicois soulèvent les raisons qui le poussent à croire à la réussite de son équipe.

Face à votre troisième tentative de maintien en Pro D2, quels éléments vous inclinent à penser à la réussite ?

Notre expérience est un facteur déterminant. Lors de notre première accession, nous étions comme en tournée. Nous allions les yeux grands ouverts visiter Aguilera ou Aimé-Giral, ces temples du rugby français que nous respectons beaucoup. Lors de notre deuxième saison en Pro D2, le maintien s’était joué à des faits de jeu contraires trop souvent répétés. Nous étions déjà sur le bon chemin. Beaucoup de facteurs jouent pour notre réussite cette fois.

Lesquels ?

Les circonstances de notre accession sont très différentes. Notre temps de préparation très largement augmenté nous a permis de beaucoup mieux nous préparer. Nous avons fait des propositions très tôt à nos joueurs pour les conserver. Et nous avons pris le temps de bien choisir ceux que nous avons recrutés. Nous étions dans un timing beaucoup plus précipité les deux premières fois. Si les joueurs recrutés étaient bons, tous ne collaient pas forcément exactement à notre projet sportif. Nous avons œuvré avec beaucoup plus de cohérence, grâce une enveloppe de 2 millions d’euros de masse salariale, autorisée par la DNACG par le fait de l’augmentation considérable de nos fonds propres.

À quels niveaux les avez-vous montés ?

Au dessus de 500 000 euros. Nous sommes parvenus à convaincre des actionnaires pour procéder à une augmentation de 360 000 €. C’est une grande réussite. Il y a sept ans quand j’ai intégré le club, les fonds propres se trouvaient à moins 300 000 €. Massy n’était pas bien. On sortait d’un match de Play-down contre Fleurance.

Vos deux passages difficiles en Pro D2, et la comparaison de vos moyens avec l’autre promu, Nevers, incitent à penser que vous serez un candidat à la relégation…

À tous ceux qui pensent que Massy ne pourra pas dépasser une vocation de club ascenseur, et qui me rappellent que nous sommes déjà descendus deux fois, je réponds toujours que nous sommes aussi montés trois fois en six ans. Notre niveau de constance, et notre capacité d’amélioration, m’incitent à penser de mon côté, que cette troisième tentative de maintien sera la bonne.

Colomiers s’y est repris à trois fois avant de se stabiliser en Pro D2. Est-ce modèle ?

Nous n’avons pas de modèle et l’histoire de Colomiers était très particulière ; nous n’avons pas le même passé. Nous sommes dans l’obligation de nous inventer notre propre façon d’agir. Si nous devions avoir des modèles, nous les trouverions parmi ceux qui mettent en place des stratégies de développement de leurs jeunes. Ce qu’a fait le Lou cette année en cadet, est assez remarquable.

De quoi être vous le plus fier ?

Nous alignerons un tiers de joueurs formés à Massy (14 joueurs). Et seulement 12 d’entre eux ne seront pas Jiff. Ces chiffres sont moins spectaculaires que ceux que nous présentions il y a six ans (en 2012, 50 % de l’effectif était formé à Massy) mais ce rééquilibrage était nécessaire pour nous rendre plus solides. Nous respectons toujours notre vocation de club formateur, et nous l’entretenons, sans dépenser l’argent que nous n’avons pas. 

 

Propos recueillis par Guillaume Cyprien

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