Nevers vers la lumière

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    Nevers vers la lumière
Publié le , mis à jour

Enfin en Pro D2, Nevers s’est armé pour y rester et continuer à attirer la lumière. Son manager Xavier Péméja, s’il connaît l’ampleur de la tâche, sait aussi que son collectif a les moyens de s’illustrer.

Xavier Péméja bout. La chaleur ? Non, le règlement qui le prive, jusqu’au 1er juillet, d’une partie de ses troupes. Les recrues attendent donc le début du mois prochain pour revêtir leurs nouvelles couleurs. Une question de contrat, « une incohérence » pour l’homme de terrain neversois. Les contraintes administratives pousseront l’encadrement à concentrer la préparation de la totalité du groupe sur à peine un mois et demi. Quant à ceux toujours à Nevers, ils ont, en pleine canicule, testé leur résistance, avant-goût de ce qui les attend à chaque journée. L’effectif, renouvelé quasiment de moitié, présentera donc un visage inédit. Avant que l’on découvre de quoi il sera capable, pour les grands débuts du club qui fêtera ses 114 ans le 1er août, son manager lève le voile. « Pour le Pro D2, Nevers dispose de quarante-quatre joueurs. Le groupe sera homogène et équilibré. Certains sont polyvalents, botteurs, grands… Tout cela va nous permettre de ne pas abandonner de matches. » Survoltés au Pré-Fleuri, les Jaunets auront donc pour mission de briller aussi loin de leurs bases.

 

Leur meilleure saison

« Le passé de chacun, nous allons le mettre en parenthèse », reprend le technicien nivernais. « Nous allons nous focaliser sur ce que l’on va faire. Beaucoup de joueurs me connaissent et tous devront adhérer. Je veux que leur meilleure saison soit celle-ci ! Lorsque l’on est dans un club, c’est pour le porter le plus haut possible, à force de travail et de performances. » Ceux qui ne connaissent pas encore Péméja trouveront dans son discours la teneur de sa détermination. Nevers devra tout de même faire fissa pour enfiler le maillot frappé du sigle de la LNR. « Nous aurons peu de repères. Nous n’ouvrirons peut-être pas trop la panoplie au début. Plus tard, oui », promet l’ex-Montalbanais.

 

Curiosité

L’ambition neversoise n’est plus un secret pour personne. Le président Régis Dumange avait annoncé, dès sa prise de fonction, en 2009, que l’objectif était le Pro D2. Celui-ci atteint, il est probable que le souhait d’y rester soit accompagné d’un effort décuplé. « Je veux que l’USON soit un club atypique », annonçait l’industriel, au soir de la victoire des siens contre Chambéry. Alors, pour bluffer encore son entourage, il a mis en œuvre une série de travaux qui vont embellir le Pré-Fleuri et le rendre plus fonctionnel encore. « Ce club ne fait qu’avancer », souligne Péméja, admiratif. « Il est en avance sur les résultats sportifs et un endroit où ça ne fait qu’avancer, il n’y a rien de plus motivant pour les joueurs. » Ceux qui ont vécu la folle soirée de la montée, devant 7 500 spectateurs en ont encore des frissons. Transmettre aux nouveaux cette allégresse et la réitérer, voilà qui constituera aussi un sacré challenge. « Avec cette ville, on est loin d’avoir tout vu. Le Pro D2 a ceci d’intéressant que son rythme est régulier, les rendez-vous sont prévus. Les supporters qui ne pourront se déplacer, suivront leur équipe à la télé. Ça crée des liens. » Et ça braque les projecteurs sur le club. « Mais la saison passée, c’était une lampe de poche par rapport à ce qui s’annonce », formule Péméja. « Le nom de Nevers apporte de la fierté et cela doit continuer. » Les résultats, au beau milieu de ce concert de grosses cylindrées, donneront l’intensité de la lumière qui éclairera Nevers. Reste à faire de tous ces gars-là, des ambassadeurs de l’USON. Comme l’est devenu, et là aussi ça rime, Péméja le Neversois.

 

Par Antoine DESCHAMPS

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