Coenraad Basson : « Soyons durs avec nous-mêmes »

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    Coenraad Basson : « Soyons durs avec nous-mêmes »
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Auréolé de son statut de capitaine du LOU, champion de France de Pro D2, lors de son arrivée à Nevers, le puissant sud-africain a conduit son nouveau club dans l’antichambre du Top 14. Il est prêt à relever le défi.

Une armoire à glace. Coenraad Basson n’a pas changé. En retrouvant le Pré-Fleuri, lors de la reprise, le capitaine neversois foulait à nouveau une pelouse qu’il avait quittée un soir de mai presque irréel, quand lui et les siens avaient renversé la vapeur chambérienne pour s’offrir le grand bonheur du Pro D2. Au côté de son président, le colosse sud-africain avait semblé flotter au-dessus de la marée humaine envahissant joyeusement le terrain. C’est les pieds sur terre que nous avons retrouvé Coenie Basson.

 

Vos vacances ?

Tout s’est bien passé. Je suis retourné chez moi, du 19 mai au 11 juin. Sur place, près de Stellenbosch, je me suis marié, le 3 juin, avec Alicia. Ma famille, mes amis, ce fut un plaisir de revoir tout le monde.

 

Cette parenthèse est refermée…

Oui c’est l’heure de la reprise mais avant tout, je tiens à rendre hommage aux joueurs qui sont partis en fin de saison. Grâce à eux aussi, le groupe a grandi. On a bien bossé même si ce ne fut pas toujours facile.

 

Dans ce registre, une image nous revient, de vous, les yeux rougis par les larmes, après la défaite en phase régulière… à Chambéry.

J’étais déçu et en colère. Je suis passionné de rugby. Je fais avec un gros cœur (sic) et je véhicule beaucoup d’émotion. Ce jour-là, nous avons vécu un moment délicat.

 

Une autre image : lors de la quatrième confrontation avec les Savoyards, vous aviez pointé du doigt le président Régis Dumange, juste avant de regagner les vestiaires avant le coup d’envoi…

Quand j’ai signé mon contrat, j’avais dit au président que j’allais tout donner. Franchement, il le mérite, c’est un monsieur en or qui fait beaucoup pour le rugby en France. Il fallait honorer ce rendez-vous, également pour Xavier Péméja, que je connais depuis longtemps, pour Sébastien (Fouassier) et Guillaume (Jan), de bons entraîneurs, et pour tous les copains qui n’avaient jamais joué en Pro D2.

 

Justement, le Pro D2…

J’y ai déjà évolué, et même en Top 14. Je sais ce qu’il représente. Je suis en France depuis 2008 et je pense que le Pro D2 de maintenant, c’est le Top 14 d’il y a dix ans.

 

Que pourra ambitionner Nevers ?

Il conviendra d’être rigoureux, précis, durs avec nous-mêmes. Les nouveaux s’intégreront vite. Il nous faudra gagner le respect de nos adversaires. Cela passe par des victoires à domicile mais aussi à l’extérieur. Nous allons entamer un marathon.

 

Vous êtes déjà affûté…

Je suis à Nevers pour joueur et donner le meilleur. A 35 ans, je ne pense pas à ma fin de carrière. Même si j’ai décompressé un peu en Afrique du Sud, je n’ai dû prendre qu’un kilo, et encore.

 

Propos recueillis par Antoine Deschamps

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