L'année d'après

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Armand Batlle, l'ailier de Castres, fraîchement arrivé dans le Tarn, a soif de revanche après une saison cauchemardesque pour son ancien club, le FC Grenoble.

Dire qu’Armand Batlle a connu une saison dernière cauchemardesque tient du doux euphémisme. « C’est ce que l’on s’est dit avec d’autres joueurs du FCG : cette saison restera la pire saison de notre carrière. Nous avons tout eu : on a changé de président, d’entraîneur, on a reçu des cartons rouges, concédé des courtes défaites à domicile, compté jusqu’à une vingtaine de blessés, connu des problèmes extra-sportifs, financiers, des réductions de salaires... Ça fait beaucoup. Cette relégation nous laisse le sentiment d’un immense gâchis, au vu de la qualité du groupe et de l’histoire de ce club. » Et l’on veut bien le croire. Avec d’autres, l’ancien ailier de l’Usap a joué tant bien que mal les pompiers de service, jusqu’au bout. « Il fallait le faire. Par respect pour les entraîneurs, le maillot et les supporters. Ils ont toujours répondu présents pour nous soutenir au stade des Alpes. On leur devait bien ça. »

Le culte de la polyvalence

Lueur au milieu de cette saison noire, Armand Batlle vit son temps de jeu augmenter. Beaucoup. Il termina la saison avec 22 matchs, dont 19 en tant que titulaires et quatre essais marqués. La dernière fois que Batlle avait autant joué, c’était à Colomiers, club où il a littéralement explosé. Une révélation que Christophe Urios, alors manager d’Oyonnax, avait déjà prédite : « J’avais déjà failli signer à Oyonnax après Perpignan, mais j’étais finalement parti à Colomiers. Quand Christophe m’a recontacté en octobre dernier, je n’ai pas hésité longtemps. Castres est un club familial mais ambitieux. En venant ici, je n’ai pas choisi la facilité car il y a d’excellents arrières. Mais je prendrai tout ! La moindre minute à n’importe quel poste… Sauf deuxième ligne, sinon je risque de finir en PLS ! » Ailier de métier, Batlle couvre volontiers les deux ailes, et même le poste d’arrière où il fut régulièrement titularisé au cours de sa carrière. « J’aime cette polyvalence. Je trouve les postes complémentaires. En France on a tendance à la dévaloriser alors que c’est une force. » Seule ombre au tableau, Armand Batlle n’a trouvé aucun Catalan dans l’effectif castrais : « D’habitude, il y en a toujours un ou deux qui traînent, mais Brice Mach qui était le dernier est parti. Alors je suis tout seul… Je vais y aller tout doux au début ! » Au vu de son intégration rapide, on jurerait que l’ex-Grenoblois va vite trouver sa place dans la famille castraise.

Simon Valzer
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