Pérenniser

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La deuxième saison pour un promu est la plus difficile. Pérenniser le club en Pro D2 reste le credo de ses dirigeants.

Au terme de sa première saison en Pro D2, le RC Vannes (11e au classement final) a mérité le respect de l’ensemble du monde de l’Ovalie à commencer par celui de ses adversaires. N’a-t-on pas entendu certains entraîneurs et même joueurs, la saison dernière, rendre hommage à la vaillance de ce collectif qui jamais n’aura rien lâché. « Vous méritez de rester en Pro D2 », s’est même fendu l’entraîneur de Perpignan à l’issue d’un match retour épique. Dernièrement, lors de la présentation de la saison 2017-2018, le président de la SASP, Olivier Cloarec, s’est volontiers attardé sur ce premier exercice couronné de succès. « On nous promettait l’enfer, mais nous avons terminé 11e avec 61 points. Nous avons laissé derrière nous des équipes comme Bourgoin, Albi, Dax, Angoulême, Narbonne. Ce n’est quand même pas rien. Je n’hésite pas à affirmer que nous avons réalisé une saison exceptionnelle compte tenu du peu de temps que nous avons eu pour recruter et monter le dossier ProD2 en deux mois. » Et que dire des victoires à domicile contre Montauban, Perpignan, Aurillac, Oyonnax, sans oublier le nul contre Agen aujourd’hui en Top 14 pour ne citer que ces résultats-là, emblématiques finalement de cette soif de maintien qui a animé tout le collectif tout au long du championnat. « Certes, nous aurions préféré obtenir le maintien avant la dernière journée », mais les circonstances ont été telles que… Sans jamais trembler sur la fin, le RCV a tenu son incroyable pari.

 Le pari d’un public fidélisé

L’autre grande victoire de la saison dernière aura été sans conteste un public breton que le club a réussi à fidéliser. Parti sur la base d’une moyenne de 3 500 spectateurs, le RC Vannes s’est retrouvé deuxième meilleure affluence de la saison avec notamment les quatre derniers matchs de championnat à domicile disputés à guichets fermés (autour de 9 000 spectateurs). Les 260 partenaires aujourd’hui recensés ne sont pas restés insensibles à cet état de fait. Le rugby à Vannes reste le vecteur de communication à la mode, sachant que le foot est moribond et mettra dix ans à se relever de ses malheurs.

Un recrutement malin

Pour faire face à ses nouvelles responsabilités, le club se devait de bonifier un effectif encore trop juste au plan qualitatif la saison dernière. Il en a du reste parfois souffert, mais a toujours trouvé les ressources morales et physiques pour rebondir de périodes parfois difficiles pour ne pas écrire délicates. Si 24 joueurs ont été conservés, le club s’est enrichi de 15 nouvelles signatures et non des moindres sur certains postes. « Nous avons axé notre recrutement sur des joueurs susceptibles de pallier les lacunes de l’an dernier en termes de vitesse et de puissance (notamment derrière) afin de pouvoir aligner une équipe compétitive à tous les matchs », explique Jean-Noël Spitzer. A contrario, plus question donc comme la saison passée de faire l’impasse sur certains rendez-vous qui avaient valeur de « mission impossible ». Et ce dernier d’ajouter encore que l’équipe « ne bénéficiera plus de l’effet de surprise cette année, et de facto nous ne serons plus l’équipe à cibler pour gagner ».

10 000 places à La Rabine

Les élus vannetais qui s’affichent derrière le club ont aussi compris l’intérêt qui était le leur et celui de la ville en termes de communication. Le club RCV est aujourd’hui un produit d’appel tête de gondole. La construction d’une tribune supplémentaire de 6 à 700 places qui portera la capacité de la Rabine à presque 10000 places, avec une pelouse toute neuve n’est pas étrangère à cette volonté d’aller de l’avant. Le RCV est prêt à défier ses adversaires dans son antre.

 

Par Didier LE PALLEC

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