Mourir pour des idées

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Publié le , mis à jour

Pour tenter de remporter cette série de tests, les Lions ont un plan, le voici...

En l’espace de trois jours, « les mouches ont changé d’âne », comme dirait « Bala ». À la suite de la gifle de Wellington, les All Blacks ont donc sonné l’alerte rouge, cédé à une panique relative et procédé d’autorité à trois changements dans leur 15 de départ. Ngani Laumape, la boule de muscles des Hurricanes, remplace Sonny Bill Williams au centre. Julian Savea, le deuxième meilleur marqueur de l’histoire des All Blacks, pousse Waisake Naholo hors du groupe. Mais la plus belle surprise concoctée par Steve Hansen provient du dernier rideau néo-zélandais, où le héron Jordie Barrett (1,96m) fêtera contre les Lions -excusez du peu !- sa première titularisation. Dans l’autre camp, on a immédiatement interprété la petite lessive effectuée par les champions du monde comme le signe d’une nouvelle ère, un temps où la meilleure équipe de tous les temps serait soudainement rongée par le doute à l’heure de recevoir les crève-la-faim de l’hémisphère Nord sur leurs terres. Ceux-ci, gonflés à bloc après leur dernière victoire (24-21), ont même annoncé qu’ils tenteraient de profiter de l’inexpérience de la ligne d’attaque adverse pour planter quelques banderilles. Après tout, le duo Laumape - Lienert-Brown ne comptabilise que 13 sélections et ne peut remplacer au pied levé l’intimidante présence de Sonny Bill Williams au milieu du terrain...

Comme une révélation

Jordie Barrett ? S’il est étincelant en Super Rugby avec les Hurricanes et remplacera un jour Ben Smith au poste d’arrière chez les Blacks, il n’a encore que vingt piges et du duvet sur les joues. « Il y a des failles dans cette équipe de Nouvelle-Zélande et nous les avons révélées au grand jour, clamait Gatland cette semaine. Depuis le début de la tournée, les All Blacks ne nous ont d’ailleurs jamais mis dans l’état de stress auquel sont soumis la plupart de leurs adversaires. Sincèrement, on n’a encore rien vu du jeu expansif qui est le leur. Peut-être le verra-t-on samedi... Peut-être notre défense est-elle trop bien structurée pour leur permettre quoi que ce soit... On verra bien...» Quoi qu’il se passe à l’Eden Park ce week-end, les Lions britanniques et irlandais ont décidé d’aller au bout de leur idée et reconduire la paire Sexton - Farrell au milieu du terrain. Warren Gatland, qui avait jusque-là considéré que seule l’association de deux gros culs pouvait constituer un milieu de terrain convenable, a-t-il été touché par la grâce divine sur la terre l’ayant vu naître ? L’herculéen Ben Te’o, remisé sur le banc de touche, jurera probablement que oui...

 

 

Marc Duzan
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