Pierre-Philippe Lafond : « On a fait quelque chose d'exceptionnel »

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    Pierre-Philippe Lafond : « On a fait quelque chose d'exceptionnel »
Publié le , mis à jour

Le jeune technicien montalbanais revient sur la récente épopée de l’USM et se projette sur l’avenir proche. une saison qui doit être celle de la confirmation.

Avec un peu de recul, que reste t-il de ce fabuleux mois de mai, qui a vu votre équipe atteindre la finale du championnat ?

C’était une saison accomplie. Maintenant, elle appartient au passé et nous avons déjà basculé sur une nouvelle aventure. Mais à froid, quand on regarde les choses posément, un sentiment de fierté prédomine : finir 1er du championnat avec le 1er budget est quelque chose de normal. Finir 3e du championnat avec le 9e budget, ce qui fut notre cas, c’est exceptionnel. Nous sommes heureux mais conscients que cette belle saison ne doit pas être une finalité. C’est une étape qui doit nous permettre d’être plus ambitieux à l’avenir. Nous nous engageons dans une volonté commune, dans toutes les strates du club, pour le faire grandir encore.

 

Quelle a été votre stratégie pour gérer au mieux cette intersaison et garder cette dynamique positive ?

Tout le monde connaît l’adage : « on ne change pas une équipe qui gagne ! » Un peu comme ce que nous avions fait lors de la précédente intersaison, nous avons essayé de garder une ossature et d’y apporter peu de retouches, en privilégiant la qualité à la quantité. Comme la saison passée, seuls sept joueurs professionnels nous ont rejoints. Il faut y ajouter huit espoirs que nous avons choisi en corrélation avec l’association du club, qui s’entraîneront avec nous durant la préparation et qui pourront être utilisé chez les professionnels en cas de besoin. On ne devient pas finaliste par hasard, notre base d’effectif est solide. Les retouches sont sporadiques. On fait de l’évolution, pas de la révolution. L’idée, c’est d’avoir peu ou prou deux équipes interchangeables pour s’offrir des solutions tactiques et stratégiques selon les conditions et les adversaires sans que cela n’affecte le niveau de performance global.

 

Si l’effectif est relativement stable, on sait que le club continue sa mue et poursuit sa structuration...

En effet, un poste de directeur général a été créé, il est occupé par Gaël Arrandiga. Daniel Bory a laissé place à Jean-François Reygasse au poste de président du directoire de l’USM. Le staff médical s’étoffe aussi avec l’arrivée d’une orthoptiste et d’une préparatrice mentale. Notre analyste vidéo, Grégoire Pinthiaux, est parti à Nevers. Il est remplacé par Guilhem Jullia, en provenance de l’Aviron bayonnais. Là encore, pas de grandes révolutions mais pas après pas, le club grandit.

 

Vous avez touché du doigt le bonheur suprême en mai dernier. Que pouvez-vous attendre de mieux en 2017-2018 ?

L’équipe cherchera à garder son niveau de performance, tout en sachant que le niveau global de la compétition sera encore plus relevé. Nous allons retrouver des équipes promues avec des enveloppes de dix millions d’euros de budget ! Des équipes comme Perpignan ou Biarritz seront très bien armées et seront à mes yeux favorites de la compétition. Il y aura aussi des bêtes blessées comme Grenoble ou Bayonne … Le niveau va tutoyer des sommets ! En ce sens, nous ne nous fixons pas d’objectifs précis en termes de résultats. Au vu de son passé récent, l’USM sera très attendue cette saison. Il ne faudra pas s’enflammer. On se réunira avec le staff et les joueurs à la fin de la phase aller pour dresser un premier bilan et voir ce qu’il est possible de faire. Très honnêtement, nous voulons faire progresser notre manière de jouer, le contenu technique de nos matchs sans tirer de plans sur la comète en termes de résultats.

 

À titre personnel, le Stade français vous a fait les yeux doux durant l’intersaison. Pourtant, vous avez choisi de rester à Montauban. Pourquoi ce choix ?

C’est vrai, j’ai eu la chance d’être contacté par les dirigeants du Stade français. J’ai rencontré Greg Cooper à Paris et je remercie ce grand club d’avoir pensé à moi. Au moment des contacts, je venais de me réengager pour cinq saisons à Montauban (il a signé jusqu’en 2022 avec l’USM, N.D.L.R.). Le « timing » n’était vraiment pas idéal. Et puis, en toute franchise, je m’entends très bien avec mon coentraîneur Chris Whitaker et avec toutes les composantes du club montalbanais. J’ai le sentiment que nous ne sommes qu’au début d’une belle aventure et je ne voulais pas « planter » le club à un mois de la reprise. Ce n’est pas dans ma philosophie. Mes priorités professionnelles, aujourd’hui, sont de faire du bon travail à Montauban tout en finissant mon diplôme universitaire de manager général.

 

Par David Bourniquel

 

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