« Avoir une belle mentalité »

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Publié le , mis à jour

André Bester - Entraîneur arrivé en provenance de Turin pour remplacer Jeremy Davidson, le coach sud-africain annonce la couleur avec du jeu en perspective.

Comment êtes-vous arrivé à Aurillac ?

Ma carrière m’a emmené de l’Afrique-du-Sud à l’Italie puis l’Angleterre, l’Irlande et encore l’Italie. Je trouve que c’est une belle expérience pour moi et pour ma famille. Et à ma grande surprise, Jeremy Davidson, que je connaissais de mon passage en Irlande, m’a demandé si cela m’intéressait de venir en France. C’était l’une de mes ambitions que de venir entraîner en France. Cela va être une nouvelle fois une grande expérience. Que ce soit clair, je ne suis pas ici en vacances mais bien pour travailler et pour gagner.

Est-ce que vous connaissiez déjà le club, le groupe ?

Oui je connais Aurillac et certains des joueurs. Je suis déjà venu trois fois pour participer à des séances spécifiques sur la mêlée. Les joueurs d’Aurillac ont une bonne mentalité. Jeremy a travaillé à cela pendant six ans. Et quand on a une telle mentalité, on ne peut que gagner, chaque fois, chaque jour. Cela doit être une motivation pour les joueurs et pour le club. Aurillac, c’est une opportunité fantastique dans un cadre fantastique et la campagne à proximité. Ce sera très bien pour mes enfants.

Qu’est-ce que vous attendez de cette saison et de votre groupe ? Ce qu’il faut savoir, c’est que le plus important pour moi, c’est le prochain match. J’ai une ambition pour ce club, pour qu’il monte en Top 14. Mais pas seulement car le plus important ensuite c’est de rester en Top 14. Mon travail ne consiste pas à prendre tous les meilleurs joueurs dans les différents clubs. Non, mon travail c’est de rendre mes joueurs encore meilleurs, d’en faire des stars. C’est ça mon job : apporter de la plus-value.

Quelles sont vos premières impressions sur le groupe ? Comment trouvez-vous vos joueurs ?

Comme je l’ai dit, j’ai déjà travaillé trois fois avec ce groupe. Ce groupe est bon et surtout travailleur. J’ai déjà travaillé dans plusieurs pays et je peux dire qu’Aurillac est un bon groupe. Et il sera encore meilleur en continuant de travailler. Une équipe, cela doit être comme une éponge. Elle doit être en capacité d’absorber les choses pour en garder le meilleur. C’est très important d’avoir des joueurs responsables pour apprendre constamment. Je ne suis pas un entraîneur de rugby. Je suis un entraîneur de vie. Et pour moi les principes du rugby doivent être les principes de la vie : la discipline, le respect, le travail d’équipe. Et ça, ce n’est pas négociable. Dans le genre, les All Blacks sont très bien pour cela. Ce sont les joueurs qui prennent le matériel. Ce sont les joueurs qui nettoient le vestiaire. C’est une question de mentalité. Pour moi, la personne est très importante. Quand une personne a une belle mentalité, alors tu n’as aucun problème sur le terrain.

Quelle est votre philosophie de jeu ?

Je suis un entraîneur global alors je suis pour jouer un rugby global. Sur tout le terrain : jouer, jouer, jouer. Un développement du jeu et des joueurs à 360 degrés. On a une responsabilité par rapport aux supporter, une responsabilité aux entraînements. Je me rappelle à l’Ulster, on jouait devant 4000 personnes en 1998. Six mois après, on jouait devant 13 000 personnes. Quand on gagne, tout le monde est content. Même si tu pratiques le meilleur rugby du monde, si tu perds, tu es un «loser». Pour moi, celui qui arrive second est un perdant. Nous devons prouver tous les jours que nous voulons gagner. Nous sommes des guerriers. Peut-être que le score va t’indiquer que tu as perdu, mais tu auras prouvé sur le terrain que tu étais le plus fort. Et la prochaine fois, je vais te prouver que j’étais le plus fort. Et c’est cela la vie : on ne dois jamais arrêter de se battre.

Comment vous jugez les nouveaux joueurs, ceux que vous découvrez ? Le recrutement est-il terminé ?

Il y a une très bonne intégration. Je n’ai pas de stars dans l’équipe. Le plus important c’est le travail d’équipe. De toute façon, ce n’est pas la star qui fait l’équipe, mais bien l’équipe qui fait une star. Si Aurillac gagne, les prochaines stars elles sont ici. Sinon, nous sommes en discussion avec le président. Un joueur Irlandais de 23 ans arrive samedi au poste de numéro 10, numéro 15. C’est un jouer du style de McKenzie, qui va vite, avec un bon jeu au pied. On a beaucoup de porteurs de piano. On a besoin maintenant de joueurs de piano (rires). Ensuite, le recrutement sera terminé.

 

 

Jean-Marc Authié
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