Aux confins de la douleur

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    Aux confins de la douleur
Publié le , mis à jour

Watt-bike. Derrière ce nom barbare se cache l’une des machines les plus redoutées par les rugbymen. 

Raillé après le fiasco des Bleus face aux Blacks lors des quarts de finale du Mondial 2015, le watt-bike avait stigmatisé les faiblesses du rugby français qui avait sacrifié au tout-physique sa technique individuelle et son inspiration. Justifiées ou non, ces critiques n’effacent pas la vérité : le watt-bike n’est qu’un outil parmi d’autres. Il n’est pas miraculeux mais son utilisation rationnelle peut augmenter les performances des joueurs, sans jamais traumatiser leurs articulations. Pour s’en convaincre, il suffit de l’essayer. Dès les premières dizaines de secondes, les jambes s’engorgent de sang et le rythme cardiaque monte en flèche. Pour ma part, j’ai effectué trois tests: six secondes, trente secondes puis trois minutes, enchaîné avec une session supplémentaire: 500 mètres, 300 mètres, deux fois 200 mètres, et enfin quatre fois 100 mètres. Le tout à fond, naturellement. Rapidement, la machine vous envoie dans des intensités similaires à celles ressenties quand on défend sa ligne d’en-but durant de longues minutes, et la démarche de ceux qui descendent de l’engin offre de franches rigolades. à l’issue de l’exercice, on recueillie deux données majeures : les puissances maximales et moyennes. Dans la première catégorie, l’un des champions du CO se nomme Alex Tulou. à le voir balancer ses 114 kilos sur la machine, on jurerait qu’il va la briser. Mention spéciale à David Smith dont les cuisseaux déjà énormes grossissent encore après un sprint. C’est le deuxième ligne Loïc Jacquet qui développe la meilleure puissance moyenne chez les avants.

Simon Valzer
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