Strasbourg s'est remis en ordre de marche

  • Strasbourg s'est remis en ordre de marche
    Strasbourg s'est remis en ordre de marche
Publié le , mis à jour

Invité à évoluer la saison prochaine en poule d’accession, le club alsacien veut mettre toutes les chances de son côté pour bien figurer. Son président, Christian Loth,livre les contours du projet bas-rhinois.

« Ça va être difficile avec toutes ces belles équipes. Nous n’avons pas grand-chose à perdre. Au contraire, nous pourrons surprendre », pose d’emblée le président strasbourgeois, Christian Loth. Une manière d’affirmer ses ambitions et de tourner la page avec un passé récent. Favori du trophée Jean-Prat, le RC Strasbourg fut sorti dès les huitièmes de finale. Il a depuis digéré. Christian Loth en tête, qui visait en premier lieu la montée. Il a finalement été convaincu par les partenaires de l’intérêt de s’engager dans une poule qui ne fera aucun cadeau. « Chaque match sera un match couperet mais ce championnat apportera plus de visibilité. »

Au bout de la route figure l’espoir d’accéder au Pro D2 d’ici quatre ans, un objectif annoncé courant juin. Les Strasbourgeois ont d’ailleurs recruté, dep Foucher (sans club), Riou, Christmann et Vasseur (interne club)uis peu, un directeur commercial en la personne de David Hugony, qui devra trouver un million d’euros sur trois ans pour assurer le développement du club et sa montée en puissance. « Le sponsoring pour la septième ville de France que nous sommes est un point faible. Ici, beaucoup de monde est derrière le foot et le basket. Portés par la ferveur du ballon rond, on serait déjà depuis longtemps en Pro D2. D’ailleurs, les footballeurs ont déjà enregistré 10 000 abonnés à la mi-juillet », détaille Loth. Voisin de l’Allemagne, le président estime que le rapprochement avec le Bade-Wurtemberg fait sens et qu’un consortium de sponsors allemands n’est pas impossible. « Je le souhaite même », confirme celui qui est arrivé au chevet du RCS au printemps 2013. Un chef de file qui a été élu à l’unanimité, avec son comité directeur, lors de la dernièreAssemblée générale. Aux dirigeants, désormais, de choisir leur président pour un nouveau bail de quatre ans. « Rien n’est fait à ce jour et le RCS ne m’appartient pas. Même je ne suis pas réélu, je resterai au service du club ».

 

Objectif phase finale

Il n’empêche que Christian Loth, déçu par la fin du dernier exercice, a profité de l’intersaison pour refaçonner le club : « Nous n’avions pas d’entraîneur des trois-quarts depuis deux saisons. Avec l’Albigeois Florent Wieczorek, l’anomalie est désormais réglée. Le staff est complété et renforcé même avec le Berjallien Florian Ninard et le préparateur physique Sébastien Marty. Julien Chastanet sera manager général. » Passé en quatre ans des 150 aux 40 meilleures équipes françaises, le président strasbourgeois reste déterminé. Sa clé pour attirer du monde ? « Envoyer du jeu ». Pour lui, la tête d’affiche restera toujours le collectif et l’équipe.

« Nous étions défaillants dans la cohésion », assène même l’Alsacien en guise d’explications. Avec Benjamin Schaub qui a pris la tête du centre de formation, c’est toute la fusée RCS qui prend forme désormais. « Avoir toutes nos équipes de jeunes compétitives est l’objectif affiché. On a mis en place un centre de formation et un pré-centre. Il ne faut pas se mentir : quel président de Fédérale 1 privilégie la une au centre de formation ? Il faut aider les clubs car la formation, c’est un coût d’au moins 100 000 euros par an », détaille le Bas-Rhinois. Si le RCS sera le petit poucet de la poule Elite, l’objectif est déjà connu pour la prochaine saison : participer aux phases finales. « Ça serait une déception de ne pas les atteindre. Car c’est bien la finalité pour n’importe quel joueur », assène-t-il en conclusion. Ambitions et structures, un cocktail en composition à Strasbourg. Première dégustation en septembre.

 

Digest

Date de création : 1974

Nombre de licenciés : 351

Plus haut niveau atteint : Groupe B

Palmarès : champion de France de Fédérale 2 (2015), Fédérale 2B (2015) et Troisième Division (1990), vice-champion de France Fédérale 2 (2010), Fédérale B (2006) et réserves (1997)

Budget : 2 000 000 €

En 2016-2017 : Fédérale 1, premier de la poule 4. Éliminé face à La Seyne-sur-Mer en huitième de finale (défaite 41-11 et victoire 19-16)

 

Par Christophe HUGONIN 

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?