David Foley : « Tout le monde a les crocs »

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    David Foley : « Tout le monde a les crocs »
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David Foley, pur produit du Munster, l'ancien disciple de la légende Paul O’Connell change pour la première fois de club. Il évoque le challenge qu’il va relever à la Section.

Vous avez passé dix ans au Munster et c’est la première fois que vous changez de club. Qu’est-ce que cela vous fait ?

C’est un peu étrange en effet… Vous savez, mes partenaires au Munster étaient des mecs avec qui j’ai grandi. J’ai intégré ce club à 18 ans, et j’en ai 29 aujourd’hui, mes liens avec eux sont très forts. Mais à ce point de ma carrière, j’ai compris que j’avais besoin de changement. L’année dernière, j’ai accumulé des blessures à l’épaule et aux poignets qui m’ont empêché de jouer, donc c’était dur. J’ai eu envie d’expérimenter quelque chose de nouveau. Je connais beaucoup de joueurs qui ont fait toute leur carrière dans un club, surtout en Irlande, mais je voulais un peu de changement. Pour autant, je ne suis pas perdu ici, j’ai joué avec un mec du staff, j’ai connu Simon Mannix au Munster, ainsi que d’autres joueurs irlandais qui sont ici.

Quelle différence avez-vous déjà constatée ?

Déjà le climat. Ici il fait chaud, et cela rend parfois l’entraînement très difficile. Les infrastructures sont un ton en dessous de celles du Munster mais c’est normal puisqu’il s’agit d’un des plus grands clubs d’Europe. Pour le reste, le staff est très bon, tout comme le groupe. J’ai trouvé intéressant que certains d’entre eux viennent de Pro D2, cela montre qu’ils ont des défis à relever. Globalement, j’ai trouvé que la Section avait beaucoup d’ambition. Pour ma part, je ne viens pas pour faire du tourisme : je viens car je veux gagner un titre. Pau a terminé à la neuvième place l’année passée, mais il aurait pu terminer bien plus haut dans le classement.

Allez-vous apprendre le français ?

Oui, c’est prévu et cela fait même partie du challenge que je vais relever ici. Je veux aussi poursuivre mes études : il me reste deux années d’études de commerce, je veux aller au bout.

Le fait que vous connaissiez plusieurs joueurs de l’effectif a joué dans votre choix de rejoindre la Section ?

Oui, tout à fait. Paddy Butler est un ami proche, mais aussi l’analyste vidéo avec qui j’ai joué en moins de 18 ans. Il y a aussi Sean Dougall… on trouve beaucoup d’Irlande à la Section ! alors quand j’ai dit à mon agent que j’avais besoin de changement, il m’a répondu : « Où veux-tu aller ? » J’ai dit « En France ! » Paris aurait été sympa, mais je préférais aller dans le Sud. Et comme je connaissais tout ce monde à Pau, le choix de la Section s’est imposé.

Votre manager Simon Mannix nous a confié que vous étiez le disciple de Paul O’Connell au Munster…

Il l’était, c’est vrai. Cet homme m’a tellement apporté. Il s’inscrit dans la lignée des grands deuxième ligne que le Munster a produit, comme Donnacha Ryan qui s’est engagé avec le Racing 92. J’ai eu la chance de jouer souvent avec Paul, et il m’a tellement appris sur et en dehors du terrain… Je ne réalise qu’aujourd’hui tout ce qu’il m’a apporté.

Quel est votre objectif avec la Section ?

Je veux gagner quelque chose. Ça, c’est mon truc. Certains pensent qu’il est trop ambitieux pour un club qui a fini neuvième de dire qu’il veut remporter un titre dans les deux ans à venir, mais c’est qui doit nous tirer vers le haut. D’autres équipes ont peut-être davantage de stars que nous mais ici, tout le monde a les crocs. Je suis prêt à retrousser mes manches et à gagner le respect de mes partenaires et des supporters.

Simon Valzer
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