Benson Stanley, plus qu'un All Black

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    Benson Stanley, plus qu'un All Black
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Venu de Clermont, il est plutôt un homme discret. Toutefois, le Néo-Zélandais devrait vite devenir un élément indispensable de la ligne offensive de la Section.

C’est l’un des très bons coups en matière de recrutement de la Section paloise. Pourtant au départ, quand on compte parmi les prétendants au poste de centre Smith (double champion du monde), Vatubua (parfait complément du double champion du monde), Taylor (polyvalent et buteur) ou encore Fumat (capitaine du vestiaire et auteur d’une deuxième partie de saison tonitruante), on peut se demander ce que vient faire le nouveau champion de France dans cet effectif.

L’hommage de Graham Henry

Malgré tout le talent qu’il dégage sur et en dehors du terrain : « Benson devrait être un exemple pour les rugbymen aspirant à devenir professionnels. Il a fait passer ses études avant le rugby. Il en a gagné un grand respect de ses coéquipiers. Cela le valorise en tant qu’homme et joueur de rugby ». La phrase est de l’ancien sélectionneur néo-zélandais Graham Henry qui avait fait de Stanley un All Black malgré la concurrence d’un Conrad Smith, Ma’a Nonu ou Sonny Bill Williams. Cela vous classe un homme, un joueur au talent certain et à l’intelligence précieuse. À Pau, il devrait partager son temps de jeu avec un Conrad Smith, qui l’an passé a excellé à chacune de ses sorties mais a aussi accusé physiquement le poids de ses 36 ans. Smith n’est plus capable de réguler chaque week-end la ligne de trois-quarts paloise.

Une polyvalence précieuse

Justement son compatriote Stanley possède ce genre de profil. De plus il peut jouer premier ou deuxième centre. Tant et si bien, que l’on peut rêver à une ligne de trois-quarts quasi 100 % All Blacks avec Slade à l’ouverture, Smith et Stanley au centre et Taylor à l’arrière. Cela aurait de la gueule même si d’un point de vue comptable en matière de Jiffs, ce serait dramatique. Joueur casqué, Stanley n’attire pas sur lui les lumières, est plutôt du genre discret. Mais durant ces cinq saisons passées en Auvergne, il a su se rendre indispensable et précieux par ses qualités rugbystiques. « Si je voulais continuer à jouer au plus haut niveau, il fallait que je quitte Clermont. J’étais très content à l’ASMCA mais on m’a fait comprendre qu’il y aurait cette saison encore plus de concurrence au centre. La Section et son projet ambitieux représentaient une belle opportunité qui s’est présentée à moi », expliquait le joueur il y a quelques semaines pour justifier son choix. Il n’est donc pas venu en Béarn en pré-retraite À Pau, le Hameau devrait rapidement apprendre à le connaître.

Pierre-Laurent Gou
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