Bilan des autres 9 du Top 14

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    Bilan des autres 9 du Top 14
Publié le , mis à jour

Serin, Parra et Dupont sont sur le podium des 9 de la saison passée. Qui sont les petits nouveaux, les décéptions et ceux qui sont passés à côté de leur saison ? 

La nouvelle vague Française

En souffrance à certains postes, le rugby français peut au moins se consoler avec un impressionnant vivier de demis de mêlée. A 26 ans,Yann Lesgourgues a véritablement franchi un cap.Toujours aussi explosif et dangereux balle en main, le Girondin a progressé dans la gestion. A tel point que ses entraîneurs ont osé l’association avec Baptiste Serin à l’ouverture. Derrière, les jeunes poussent. Du côté de Lyon, Baptiste Couilloud, jusque-là méconnu, a crevé l’écran : son culot et sa vision du jeu ont tapé dans l’œil des observateurs au fil de ses treize apparitions. Egalement issu de la génération 1987, Arthur Retière a tenu ses promesses. A 19 ans, le supersonique et polyvalent trois-quarts se pose en formidable promesse d’avenir.Titularisé en demi-finale avec La Rochelle, il devra se servir de cette expérience pour gagner en maturité.A Pau, Thibault Daubagna (23 ans) s’est imposé comme le titulaire du poste. Doté d’un jeu au pied efficace et de qualités de vitesse intéressantes, le Béarnais suit une progression linéaire. Enfin, à noter aussi la première saison complète de Lilian Saseras (23 ans) avec Grenoble (vingt-et-une feuilles de match).

 

Pélissié hors de la rotation

Titulaire du poste à Toulon lors de la saison 2015-2016, Jonathan Pélissié a payé un lourd tribut à la finale perdue au Camp Nou. Pointé du doigt par Bernard Laporte pour ses erreurs dans la gestion, le Briviste de formation a vu son temps de jeu réduit à la portion congrue (seulement trois titularisations en Top 14 et deux en Coupe d’Europe). L’international, capé à une reprise, va tenter de se relancer à Lyon. Certains prétendants au top 10 n’ont pu véritablement défendre leurs chances. On pense ainsi à Charles Mc Leod. Le demi de mêlée sud-africain de Grenoble a été absent toute la première partie de saison et a dû se contenter de dix titularisations au sein d’un collectif en difficulté.Dans ces conditions, difficile de juger véritablement sa saison.La première saison rochelaise d’Alexi Bales entre dans la même catégorie. L’ancien Agenais était arrivé à Marcel-Deflandre avec une belle carte à jouer, entre Ricky Januarie et Arthur Retière. Blessé d’entrée, il s’est montré durant l’hiver avant d’être relégué en tribunes. Forcément rageant alors que se profile l’arrivée du champion du monde all black Tawera Kerr-Barlow. 

 

Iribaren confirme, Genia revit

Le Top 14 ne manque pas de bons numéros 9.La saison précédente l’a confirmé. à Brive, Teddy Iribaren a su confirmer son excellente première année briviste. S’il a réalisé moins de coups d’éclat, il n’en a pas moins été un chef d’orchestre inspiré. Il cohabitera avec Maxime Machenaud au Racing 92. L’international, Oscar d’Or 2016, a été moins en vue, en club comme en sélection où il a rétrogradé. Il reste tout de même un taulier. En difficulté depuis le Mondial, Sébastien Tillous-Borde a retrouvé des sensations et signé des phases finales convaincantes. Rory Kockott a alterné le bon et le moins bon. Il a bien fini avec une performance de qualité en barrage. Un an et demi après son arrivée, Will Genia a enfin fait parler son talent naturel pour permettre au Stade français de gagner la Challenge Cup. Parmi les vétérans, Enrico Januarie a rappelé à tout le monde pourquoi il comptait 47 sélections avec les Boks : sa vision du jeu et sa maîtrise des événements ont contribué à la réussite rochelaise.Julien Dupuy a quitté les pelouses la tête haute avec une dernière saison honorable.Ballotté entre les deux postes de la charnière, Frédéric Michalak a été convaincant dans ce rôle. Enfin, Benoît Paillaugue, pas épargné par les blessures, reste incontournable.

 Les Toulousains en difficulté

A Toulouse, les demis de mêlée ont vécu une saison pour le moins délicate.SébastienBézy, numéro 1 en équipe de France à l’hiver 2016, a certes enchaîné les matchs (vingt-sept, toutes compétitions confondues) mais sans jamais retrouver sa grinta ou son efficacité d’avant. Peu inspiré, il est apparu en perte de confiance. Sa doublure Samuel Marques n’a guère été plus en réussite. L’ancien Palois a beaucoup tenté mais a rarement vu son audace récompensée. En défaillance dans les tirs au but, comme sur la pelouse du Racing 92, il avait été le héros d’un jour, face à Castres en offrant la victoire aux Stadistes in extremis. Insuffisant pour convaincre ses dirigeants de le conserver. Les deux Toulousains resteront les plus grosses déceptions de l’année. Dans la même catégorie, on peut également ranger Taniela Moa. Le demi de mêlée tonguien n’a jamais été en mesure de gagner sa place à Pau et ce en dépit d’un talent indéniable. A Lyon, l’international argentin Agustin Figuerola n’est pas non plus parvenu à s’imposer face à la concurrence alors que la hiérarchie était pourtant ouverte.

Vincent Bissonnet
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