Soyaux-Angoulême doit confirmer

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    Soyaux-Angoulême doit confirmer
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La deuxième saison en  PRO D2 s'annonce plus délicate que la précédente pour Soyaux-Angoulême. Il n'y a plus d'effets de surprise mais les Charentais entendent bien jouerles empêcheurs de tourner en rond. 

Les Charentais ont découvert le Pro D2 la saison passée. Promis à la relégation, ils ont déjoué tous les pronostics à tel point qu’à la trêve, fin décembre, ils pointaient à la cinquième place. Incroyable. Certes la seconde partie de saison a été plus compliquée mais des joueurs pas encore rodés à ces joutes rapprochées, un effectif loin d’être pléthorique et les blessures ne leur ont pas permis de rééditer la phase aller. Mais qu’importe. L’objectif était le maintien et ils l’ont obtenu de haute lutte. Ce que confirme le président de la SAS Didier Pitcho. « On a pris beaucoup de plaisir, reconnaît-il. Pour nous ce championnat avec beaucoup de matchs, pas moins de trente, revenant à un rythme régulier, était une découverte. Il nous a permis de rencontrer des équipes mythiques ». « Alors, poursuit-il, on repart pour une nouvelle campagne avec une passion renouvelée mais aussi quelque peu émoussée. Je dis émoussée car malgré un bon public et de nombreux partenaires, toujours en augmentation, il n’est pas facile de faire adhérer les institutionnels derrière cette entreprise de cinquante salariés avec un budget de 5,5 millions d’euros. »

Effectivement si les collectivités locales et territoriales ont voté un budget de 4,7 millions d’euros pour améliorer le stade, sa capacité d’accueil, de réception et le confort des joueurs, à ce jour rien n’a été fait. Pire, le club a dû faire démonter deux tribunes provisoires qui étaient à sa charge et qu’il ne pouvait plus assumer. C’est probablement l’un des clubs le moins bien loti de ce championnat en matière d’aides et de structures. « On s’attache à développer le partenariat, explique Didier Pitcho, mais à un moment on n’a plus la capacité structurelle pour les accueillir. Alors, certes on est plein d’espoir mais ça devient trop lourd sans soutien et certains dirigeants commencent à être désabusés. On a l’impression que les enjeux sont mal connus et pourtant nous transmettons une belle image de la ville d’Angoulême mais nous ne pas pouvons pas tout faire tout seuls. »

 

Des raisons d’espérer

Malgré tout, le club fait tout ce qui est en son pouvoir pour que le staff puisse compter sur un bel effectif et mettre les joueurs dans les meilleures conditions. « On a fait un gros recrutement, estime Didier Pitcho, mais il faut relativiser car les autres ont aussi recruté très intelligemment. Il va y avoir du pain sur la planche. On a perdu des joueurs que l’on aurait bien aimé conserver mais on n’a pas pu s’aligner financièrement. Nous, notre principale victoire, c’est de tenir le budget mais ça nous impose des contraintes. Ceci dit on sait faire aussi des efforts comme pour ce stage que les joueurs vont faire du 17 au 21 juillet au domaine de Falgos dans les Pyrénées-Orientales ». Comme le souligne Jean-Jacques Pitcho, le président de l’association : « la deuxième année est toujours la plus dure. Le train est en train de passer et on le voit bien ici à Angoulême avec la LGV (ligne à grande vitesse, N.D.L.R) il ne s’arrête pas dans toutes les gares. À nous de prendre le bon wagon. C’est aussi pour ça que l’on a été les premiers à reprendre car on sait que cette année, il n’y aura pas d’effet de surprise ».

Et puis le club a investi dans son centre de formation et auprès des jeunes. « On a fait un gros travail au niveau des jeunes, rappelle Jean-Jacques Pitcho. Le centre de formation prend forme et, cette année, on va avoir, je l’espère, une belle équipe Espoirs. Certains, d’ailleurs, s’entraînent avec le groupe professionnel. Un gros travail a aussi été fait avec les moins de 16 ans et les moins de 18 ans ». Et puis il y a ce fameux public qui a véritablement tenu son rôle de vingt-quatrième homme la saison dernière. Le club a su conquérir et fédérer un public. « C’est vrai, reconnaît Didier Pitcho, qu’il y a un véritable engouement. Le public a été heureux de retrouver le professionnalisme et ça a réveillé le département. Les actions menées sont positives même si le soutien n’est pas encore à la hauteur. C’est pourquoi on a besoin de tous : public, institutionnels, partenaires et bénévoles. » Cette année encore, le SAXV jouera le maintien. « Plus si affinités, ajoute Didier Pitcho. Mais avec le jeu proposé on veut aussi faire plaisir à notre nombreux public. »

 

Par Jean-François Chrétien

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