Mont-de-Marsan: nouveau stade, nouvelle ère

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    Mont-de-Marsan: nouveau stade, nouvelle ère
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Une nouvelle tribune, de nouveaux visages, des retours emblématiques, le Stade Montois continue sa mue et espère encore une fois se mêler à la course aux accessits.

Si le Stade Montois s’est encore une fois invité à la fête du printemps dernier, il n’a pas su saisir sa chance pour accéder à l’échelon supérieur. Il faut donc en tirer les conséquences, d’autant que ce championnat de Pro D2, revisité cette saison, ne permettra pas beaucoup de faux pas pour qui veut se retrouver, en mai prochain, dans le wagon des élus susceptibles d’accéder au Top 14. Les entraîneurs se sont donc attelés à construire un groupe qui soit toujours aussi compétitif malgré des moyens financiers limités par rapport à d’autres concurrents, comme l’explique Christophe Laussucq : « Depuis que j’entraîne ce club, ce sont toujours les plus gros budgets qui accèdent au Top 14. Il y a une logique économique qu’il est difficile de bousculer. Nous essayons, avec nos moyens, d’optimiser notre recrutement, en prenant des joueurs en devenir ou revanchards qui sont intéressés par le projet sportif plus que par les conditions financières. Et dans cette optique, la régularité de nos performances est un atout, bien sûr. Nous intégrons aussi des jeunes à qui nous donnons du temps de jeu. Cette philosophie, voulue autant que contrainte, nous permet de rester dans le top 20 hexagonal, mais l’équilibre est fragile. Nous devons avoir des joueurs totalement investis et travailler fort pour compenser. »

11 arrivées et 15 départs ou arrêts

C’est donc un groupe légèrement resserré qui entamera cette saison, avec 11 arrivées dont 3 espoirs pour 15 départs ou arrêts. Ce qui peut poser problème avec la nouvelle configuration de la compétition, plus courte et donc plus intense avec des blocs de six matchs au lieu de cinq et une trêve hivernale réduite. « Cela change un peu notre approche au niveau de la préparation. Il faut pouvoir compter sur un effectif qui nous permette les rotations pour prévenir les pépins physiques et les traiter correctement quand ils surviennent », explique Patrick Milhet, le préparateur physique. Mais bien que resserré, l’effectif landais reste assez large et surtout très homogène. De quoi espérer rivaliser avec les grosses écuries, à condition d’améliorer ce qui a moins bien fonctionné lors du dernier exercice. En écoutant Christophe Laussucq, on comprend sur quoi va porter la réflexion collective durant cette préparation : « Nous avons fait une saison régulière, sans jamais avoir vraiment de trous d’air, mais nous n’avons pas non plus connu de périodes euphoriques comme les années précédentes. Il nous a manqué un match référence. Je constate par exemple que depuis trois ans, nous n’avons jamais gagné chez un favori, même si nous avons souvent rivalisé. Et nous avons manqué aussi de talent offensif la saison passée. » Les retours de Romain Cabannes et de Timoci Matanavou ont-ils permis de régler ce problème ? Tout le monde l’espère, mais deux joueurs ne peuvent pas à eux seuls changer la donne. Pour atteindre ses objectifs, le Stade montois comptera donc avant tout sur son état d’esprit qui est sa marque de fabrique et que les nouveaux venus ont déjà pu apprécier à l’occasion du stage de début de saison. Mais aussi sur les talents qui existent dans toutes les lignes.

Le groupe se prépare sereinement et avec détermination. Deux matchs amicaux, face aux voisins bayonnais et dacquois, permettront de jauger le degré de forme de chacun et de trouver la meilleure formule pour une ouverture en fanfare sur la pelouse biarrote. Il sera temps ensuite de retrouver la pelouse du stade Guy-Boniface dans une nouvelle configuration puisque cette saison marquera la mise en service d’une seconde tribune de 3 100 places qui doit permettre au club d’asseoir, voire de développer son budget. Car on l’a compris, c’est le nerf de la guerre. Pour l’instant et depuis plusieurs années, malgré des moyens limités, le Stade Montois dame le pion à de plus fortunés. Pourvu que ça dure.

Par Pierre Baylet

 

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