Le grand Claude

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Publié le , mis à jour

Le deuxième ligne Claude Dry, débarqué de Pau en cours de saison dernière, s’épanouit à l'USM dont il est un atout précieux.

C’est une belle histoire, comme seul le rugby sait parfois les conter. Il y a un an à peine, Claude Dry se morfondait dans le Béarn. La saison de Top 14 n’avait pas encore débuté que le géant sud-africain avait déjà compris qu’il n’entrait pas dans les plans de Simon Mannix, son manager à Pau. Repoussé au bout du bout du banc derrière une féroce concurrence, Claude Dry, 32 ans, se devait de sortir la tête l’eau. Alors, pour forcer son destin et retrouver la foi, il a choisi de trouver un accord avec son ancien club pour le quitter et rebondir en Pro D2. Montauban, qui, à l’époque, devait affronter les blessures de longue durée de Ben Venter et Olivier Caisso, a ouvert la porte et le joueur a livré une saison pleine à Sapiac. Dans un championnat certes moins exposé médiatiquement mais qui lui a offert tout ce qu’il était venu chercher.

Un habitué des championnats français

C’est dans une relation « gagnant-gagnant » que les deux parties se sont engagées. Un an plus tard, personne n’est déçu… Claude a participé à 27 matchs, dont 16 titularisations et fait valoir ses énormes qualités. Puissant, il met constamment son équipe dans l’avancée et, eu égard de son gabarit assez exceptionnel, il est très adroit ! Pierre-Philippe Lafond l’inscrit dans le même registre qu’Olivier Caisso : « Un joueur au gabarit impressionnant mais redoutable coureur, aux capacités de déplacement très importantes. » Inutile de préciser qu’en outre, du haut de ses 2, 03m (pour 128 kg), Claude « l’armoire normande » fait partie des valeurs sûres de l’USM dans le domaine aérien. Il parvient aussi à faire jouer derrière lui et fait valoir une activité à tout rompre. Un deuxième ligne moderne et polyvalent qui en impose, en quelque sorte. « Je suis content d’avoir trouvé un club comme Montauban qui met les valeurs de travail au premier plan. Il n’y a pas de grandes stars ici mais tout le monde bosse », déclarait-il dans les travées de Sapiac dans un français impeccable. Un français qu’il a eu le temps de bien apprendre. Car Claude Dry est un habitué de nos championnats domestiques. Arrivé en 2006 après un passage par le Natal, il a ensuite enchaîné les clubs en Top 14 et Pro D2. Montluçon, Grenoble, Dax et Pau donc ont jalonné son parcours avant qu’il ne pose ses valises dans le Tarn-et-Garonne. Pour le plus grand bonheur des supporters sapiacains.

 

par David Bourniquel

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