Nouhaillaguet : « L'implication n'a pas été totale sur la durée »

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    Nouhaillaguet : « L'implication n'a pas été totale sur la durée »
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Capitaine des Aurillacois vendredi soir face à Nevers en amical, Flavien Nouhaillaguet était touché à la fin de la rencontre. Conscient que les matches amicaux servent à la préparation avant tout, il n'a pas apprécié cette défaite 27 à 15. Même si ce n'était pas le groupe type qui était aligné, le troisième ligne du Stade se dit que le chemin est encore long.

Ce match a été compliqué face à une équipe de Nevers plus puissante globalement. C'est quoi votre sentiment ?

Même si on est plutôt satisfait de notre première tiers. Il était intéressant avec des intentions de jeu, de l'agressivité, le respect du sytème que l'on voulait mettre en place, un conquête plus souveraine. Malheureusement, sur les deux autres tiers temps, ils ont comme nous changé toute l'équipe, mais ils sont revenus beaucoup mieux.

 

Comment vous expliquez cela ?

Ils ont accumulé plus de confiance, plus d'énergie. On s'est fait bousculé en mêlée, on prend deux essais sur maul... ça fait chier quoi ! On s'était dit de rester invaincu à Jean-Alric. Premier match et première défaite. Ça laisse un gros goût amer, même si c'est un match amical.

 

Dans l'impact cela a été dur, et de plus en plus dur même ?

C'est vrai, ça a piqué ! Les premier matches ça pique pour tout le monde. En plus, pour la plupart, on a coupé sur ce match comme pour moi en ne jouant pas le deuxième tiers. Je me suis reposé 35 minutes, enfin reposé c'est un bien grand mot, et ça a été compliqué de rattaquer sur le troisième tiers. Il y a du boulot, mais honnêtement, il y a des choses super bien aussi. En face, nous avions des joueurs d'expérience qui ont joué au plus haut niveau. Je reste tout de même content des jeunes, même si l'implication n'a pas été totale sur la durée. Et c'est ce qu'il nous a manqué. On a un peu baissé la tête à la fin du deuxième bloc. Mais il y a pleins de bonnes choses.

 

 

Justement, les enseignements à tirer, c'est quoi ?

Il faut que l'on soit beaucoup plus rigoureux dans tout ce que l'on fait. Avec la fatigue, on communique moins, c'est plus dur, on a un petit poil de retard sur un placement, on perd un ballon... Par exemple, on fait un faute sur un coup d'envoi avec un faute dans leur 22. Pénalité puis après pénaltouche et on se retrouve dans nos cinq mètres. Ils font une belle combine, on se fait transpercé et on prend un essai derrière. Alors qu'au départ, cela part d'une faute bête dans leur 22 que l'on ne doit pas faire ! Maintenant, cela reste une super expérience pour tous ces jeunes et ils, nous aurons une dernière cartouche contre Albi où il faudra montrer que tout le monde est au niveau. Les coaches attendent 40 à 45 joueurs prêts pour la Pro D2. On a vu que ce soir, nous n'étions pas totalement prêts pour ce niveau là. Il y a du boulot.

 

Ce petit rappel à l'ordre n'est-il pas une bonne chose pour la suite ?

Oui je pense. Pour les Espoirs, même si la plupart avait déjà joué en première, il fallait prendre ses responsabilités. Il faut que tout le monde se remette au boulot. Il ne faut pas se croire arrivé, penser que parce qu'on est jeune, que l'on vient de signer trois ou quatre ans... Cela doit être une éternelle remise en question. Maintenant, le match est fini. Il faut regarder devant, se remettre au boulot et ne rien lâcher. Il faut avoir un état d'esprit irréprochable, surtout pour ceux qui ne jouent pas, parce que notre place on doit la gagner. On ne va certainement pas nous faire de cadeaux. Il faut la mériter, tout simplement.

 

Par Jean-Marc Authié

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