Un club qui monte

  • Un club qui monte
    Un club qui monte
Publié le , mis à jour

Invaincu depuis deux saisons en Troisième et Deuxième Série du Lyonnais, Genas-Pusignan entend continuer sa marche en avant malgré le départ de son président, André Roibet, lors de la dernière assemblée générale.

Dans le Lyonnais, c’est l’autre équipe qui monte. Alors que le Servette-Genève, promu en Promotion Honneur, dévore tous ses adversaires un par un (une défaite en trois saisons en championnat), dans la foulée, les adversaires n’ont pas le temps de souffler, ni d’espérer jouer le titre. À peine débarrassées d’un ogre, les équipes en voient débarquer un deuxième dans la division. Champion du Lyonnais Deuxième Série et promu en Première Série, le Reel XV (Genas-Pusignan) avance aussi à grandes enjambées. Pour gagner des boucliers, il faudra attendre. Genas-Pusignan a, de son côté, juste concédé un match nul en deux saisons contre ses camarades de jeu du comité. Sur un score incroyable de 0-0. « C’est la première fois de ma vie que je vois un tel résultat, sourit le coentraîneur, Laurent Simon, arrivé l’été dernier. C’était le premier match retour, en janvier, contre l’Étoile du Bugey, dans des conditions climatiques pas tops. Les deux équipes ont vendangé leurs occasions. Nous avons eu deux ou trois ballons d’essais mais avons raté le dernier geste, commis trop d’en-avant. »

Pakihivatau en renfort

Après la fusion en 2005, entre Genas, créé en 1961, et Pusignan, né en 1981, le Reel XV n’a pas su trouver de l’élan et végétait encore dans le Groupe C du Lyonnais il y a quelques années. Une double arrivée permit au club de prendre son élan. Remercié de l’US bressane en 2015, où il entraînait les Espoirs, l’ancien pilier du Lou, Laurent Pakihivatau, acteur de cinéma dans « Mercenaire » à l’automne dernier, est venu donner un coup de main en voisin. « On le connaissait puisqu’il habite Genas, souffle le vice-président, Michel Quintana, un des acteurs de la fusion. Quand un entraîneur comme lui arrive, cela interpelle, cela donne de la visibilité et de la crédibilité à un projet. Beaucoup de bénévoles et de dirigeants sont revenus au club. » Le même été, André Roibet, entrepreneur dans l’Est lyonnais, un moment pressenti au printemps pour reprendre Bourgoin, débarquait et prenait la présidence, en plus de faire un geste financier pour aider au développement du club. S’en suivait donc une montée en flèche avec deux titres de champion du Lyonnais, Troisième Série (2016) et Deuxième Série (2017), et deux éliminations en phases finales du championnat de France. La dynamique a permis de relancer un club qui vivotait. Et le récent départ du dirigeant, qui s’est retiré lors de la dernière assemblée générale, ne doit pas entraver la marche en avant du club. « La dynamique est lancée et elle n’est pas cassée », juge Michel Quintana. Le seul bémol concerne la pérennité d’emplois consacrés au développement des catégories de jeunes, et notamment à l’intervention dans les écoles pour permettre de grossir les effectifs de l’école de rugby. Mais l’élan est bien là et tous veulent s’attacher à le faire perdurer. « Nous allons découvrir la Première Série et nous devrons être sérieux et rigoureux, plaide Laurent Simon. L’entraîneur principal, Laurent Pakihivatau, reste sur plusieurs accessions consécutives. Nous allons tenter d’entretenir cette dynamique. » Et essayer, pour la troisième fois, de succéder au Servette-Genève

 

 

Date de création : 2005

Nombre de licenciés : 198

Plus haut niveau atteint : Première Série

Palmarès : champion du Lyonnais Deuxième Série (2017), champion du Lyonnais Troisième Série (2016)

Budget : 150 000 €

En 2016-2017 : 1er de Deuxième Série du Lyonnais (15 victoires, 1 nul). Éliminé en huitièmes de finale du championnat de France par Saint-André-Bizanet (26-33)

 

par Sébastien Fiatte

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?