Un goût d’inachevé

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    Un goût d’inachevé
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Après une saison quasi parfaite, les Bélascain de L’Isle-Jourdain ont été contraints de s’incliner en 16es de finale du championnat de France et en finale d’Armagnac-Bigorre.

L’année 2016-2017 n’est pas près de quitter la mémoire des supporters de l’USL tant elle aura été riche en émotions. Engagés dans la poule 7 du championnat Bélascain aux côtés notamment du FCTT Stade toulousain, ou du Toulouse Université Club, les hommes de Tanguy Pascal, de Nicolas Peyrat et de Jean-Luc Cester ont terminé à une très belle seconde place, à un point du premier. Comme la fourmi dans la fable de La Fontaine, les jeunes Lislois ont fait des provisions de points pour passer l’hiver au chaud. Entre le 4 décembre et le 19 mars, ils ont ainsi réalisé l’exploit de s’imposer neuf fois consécutivement en championnat avec des succès de prestige à Tournefeuille (30-39) et à Toulouse face au FCTT (3-25). Enchaînant donc les bons résultats, les coéquipiers du demi de mêlée Thomas Saint-Antonin ont pu compter sur un soutien populaire assez spectaculaire comme il nous l’explique : « Petit à petit, nous avons senti le soutien du public lislois lors des matchs à domicile. On peut dire que ça nous a aidé à nous dépasser et à engranger de la confiance. L’Amicale du club a aussi tenu à venir nous encourager pour le seizième de finale du championnat de France, en affrétant un bus, contre Nafarroa. »

Manque de rythme

Néanmoins, le chaud public de Fernand Lapalu n’a pas eu l’occasion de s’enflammer lors des trois dernières rencontres de championnat contre Gimont-Mauvezin, L’Union et Bon-Encontre, la faute à un forfait général de ces trois équipes. Résultat, les Gersois passent près d’un mois sans disputer le moindre match et se retrouvent à Arudy (dans les Pyrénées-Orientales), en manque de rythme face à l’US Nafarroa. Les Basques, plus tranchants en mêlée, et ne rechignant jamais à la tâche, s’imposent face aux protégés de Jean-Luc Cester 22 à 13. Le capitaine Thomas Cester analyse : « Le match aurait pu être, je pense, différent si nous avions joué en championnat lors du mois précédent. » Profitant du forfait auscitain en demi-finale (à cause d’un nombre insuffisant de joueurs du FCAG présent sur la feuille de match), quinze jours après la désillusion basque, les Lislois se retrouvent donc directement qualifiés en finale du comité Armagnac-Bigorre. Si certains auraient pu voir cette série de forfaits comme une opportunité d’arriver frais comme des gardons pour la finale face à Lourdes, d’autres avaient prédit que le manque de temps de jeu serait sans doute fatal aux Sang et Or. Dans une finale âpre mais ouverte, les Lislois ont finalement cédé sous l’impact des Haut-Pyrénéens en s’inclinant 37-21. La déception est grande et le capitaine Thomas Cester, lucide, surenchérit : « Encore une fois, un mois sans jouer, c’était trop pour avoir le rythme adéquat pour une finale face à une équipe de Lourdes complète et très joueuse. Nous nous inclinons logiquement. » C’est donc sur cette défaite que s’achève la saison lisloise mais nul doute que nous reverrons cette jeune équipe l’an prochain à bon niveau. Les deux Thomas (Saint-Antonin et Cester, complices sur et en dehors des terrains) sont formels : « Quoi qu’il en soit, nous garderons un excellent souvenir de cette saison avant de conclure, ce n’est que partie remise. » C’est bien là tout le mal qu’on leur souhaite !

 

Par Samuel CADÈNE

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