La résurrection sportive de Foix

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    La résurrection sportive de Foix
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Après une période de vaches maigres, Foix a renoué avec son lustre d’antan en disputant la finale régionale et atteignant les quarts de finale du championnat de France.

L’US fuxéenne a eu plusieurs existences sportives. Son âge d’or correspond à la période économique des Trente glorieuses où le club évoluait à l’époque au sein du plus haut niveau national. Sur son stade fétiche de la Comdamine, puis celui du Stade municipal (inauguré en 1967), elle a mené la vie aux cadors d’Ovalie. Narbonne, Auch, Brive, Angoulême, Dax ont ainsi baissé la garde au pied de la cité comtale. En 1960, elle se hissa au stade des huitièmes de finale face à l’AS Béziers, le futur finaliste de l’épreuve. Les Biterrois de Pierre Danos furent contraints de puiser dans leurs ressources pour s’imposer 6 à 3. Plus près de nous, l’or a fini par se transformer en plomb. L’USF a été victime de la mutation sportive et économique du rugby actuel. Elle est fragilisée au terme de la saison 2008-2009 par une relégation en championnat territorial. Elle connaît même une descente aux enfers en se retrouvant en Première Série au terme de la saison 2014.

Vainqueur du servette de Genève

Après trois saisons passées au sein du troisième niveau régional, le club a renoué au cours de ce dernier exercice avec son lustre d’antan. L’équipe des présidents Pierre Rouch et Sébastien Lozano a obtenu son billet pour la Promotion Honneur, disputée au stade Ernest-Wallon la finale de Première Série face aux Tarnais de Montredon-Labessonnié et s’est hissée au stade des quarts de finale du championnat de France, battue par les Héraultais de Maureilhan-Montady (18-6). Une saison qui a particulièrement flatté le coprésident Pierre Rouch. « Nous avons atteint notre objectif qui était de monter en Promotion Honneur. Nous avons eu la joie de disputer la finale régionale qui laisse quelques regrets. Nous menons (8-0, N.D.L.R.) après cinq minutes de jeu. Ensuite, les mauvaises conditions climatiques ont considérablement modifié la physionomie de la rencontre. Notre adversaire s’est mieux adapté aux caprices du temps. Le championnat de France nous a apporté aussi des satisfactions légitimes. En huitièmes de finale, l’équipe réalise un exploit en éliminant (23-19) le Servette de Genève. Mais, sur l’ensemble de la saison, ce dont nous sommes plus fiers au sein du bureau c’est d’être remontés avec une équipe jeune de 23 ans de moyenne d’âge dont la majorité de l’effectif vient des juniors et des cadets. En 2014, lorsque le club est très mal sportivement. Ils auraient pu partir. Finalement, ils sont restés. Le club doit beaucoup à ses jeunes. » Après une saison parfaitement réussie, le comité directeur espère récidiver au cours de l’exercice 2018. Ce dernier a bien travaillé en étoffant l’effectif avec le retour au club de Mickael Rouch qui pendant quelques années a fait les beaux jours de Pamiers. Le staff s’est aussi élargi. Yannick Fournier vient épauler le duo Yannick Delrieu-Bruno Verger. Au terme de la prochaine saison, Foix espère évoluer au plus niveau régional. Un niveau de compétition qui est conforme au statut de ce fier centenaire.

Didier Navarre
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