RC Suresnois : ascension maîtrisée

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    RC Suresnois : ascension maîtrisée
Publié le , mis à jour

En montant en Fédérale 1, Suresnes est devenu le quatrième club dans la hiérarchie francilienne. Sa structure formatrice est devenue une référence.

La rétrogradation administrative de Bobigny en Fédérale 2, l’échec de Saint-Denis dans sa quête de montée en Fédérale 1, et le refus d‘Orsay d’y accéder après avoir obtenu cette accession sur le terrain, ont propulsé le club de Suresnes promu en Fédérale 1, seul à la quatrième place dans la hiérarchie du rugby d’Ile-de-France. Derrière le Racing 92 et le Stade français (Top 14), et Massy (Pro D2), les Suresnois sont devenus le nouveau pôle d’attraction francilien en tant que représentants du rugby du plus haut niveau amateur. Cette promotion a été façonnée à mesure. Suresnes était montée une première fois en Fédérale 1 en 2011 sous la direction de l’ancien entraîneur Dominique Rose, dans l’ancienne division qui mélangeait encore les gros projets de montée en Pro D2 aux ambitions de maintien les plus modestes. Cette saison d’essai s’était soldée par une fin de non-recevoir à zéro succès et des claques reçues à foison. C’est pourquoi chat échaudé craignant l’eau froide, les Suresnois, malgré deux nouvelles réussites en Fédérale 2, avaient par la suite refusé cette montée à deux reprises. Cette fois, ils ont décidé d’y retourner. La décision de principe avait été prise dès le début de saison, et le maintien de la poule d’accession qui leur assure de ne plus voir à se frotter à des clubs professionnalisants, a fait sauter les dernières interrogations. Ils présenteront dans la plus haute division amatrice, une progression modèle de développement.

800 licenciés

Historiquement, depuis sa création dans les années 70, dans ce club agréable un peu bourgeois posé sur les hauteur du Mont Valérien, ses membres y passent l’essentiel de leur vie sportive de 7 à 77 ans. Le lien familial est fort. On y forme énormément et depuis toujours. Avant la grande éclosion massicoise, par le fait d’une génération formidable, Suresnes avait aligné deux demi-finales cadettes Alamercery au début des années 90. Les Balandrade ont été champions en 2011. Cette institution de l’Ouest francilien a encore accéléré son mouvement depuis quelques années. Les deux derniers brevets d’État qu’ils ont financés vont participer à la gestion d’une « école » qui comptera quatre équipes cadettes, deux équipes juniors, et une Bélascain. Le club est monté à 800 licenciés. Il organise patiemment le parcours de ses jeunes joueurs jusqu’à son équipe fanion. En Fédérale 2, il alignait 50 % d’équipiers premiers directement issus de l’école de rugby. C’est un chiffre fort en Ile-de-France. « Nous voulons atteindre cette même proportion en Fédérale 1. C’est pourquoi nous avons demandé à ce que notre équipe cadette référante soit placée dans les poules de brassage Alamercery, pour se former contre les meilleurs », milite le président Jean-Pierre Catherine.

Une grosse machinerie pousse derrière l’équipe première. Son responsable Vincent Carbou, sept ans après la première expérience malheureuse de la Fédérale 1, conduira cette deuxième opération maintien avec des arguments convaincants. Achevée en quart de finale, le bilan de la saison de Fédérale 2 a présenté un niveau de compétence générale très complet. Cette équipe très offensive avait aussi présenté la troisième meilleure défense du championnat au nombre d’essais encaissés. « Nous avons construit un bloc cohérent, dit-il. Et nous avons conservé 95 % de notre effectif, en le parsemant de quelques recrues qui seront des plue values. On a renforcé notre mêlée. Je crois que nous serons capables de relever ce challenge. » En y parvenant, Suresnes débuterait réellement son enracinement en qualité de meilleur club amateur francilien. C’est une étape très importante pour lui.

Par Guillaume CYPRIEN

 

 

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