Une page à vite tourner pour la Vallée du Gapeau

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    Une page à vite tourner pour la Vallée du Gapeau
Publié le , mis à jour

Après deux saison passée en Fédérale 3, lLa Vallée du Gapeau retrouve le championnat honneur malgré son maintien sportif.

«C’est triste. Il y a de la déception. Je suis presque à l’origine de la fondation du club, on est monté jusqu’en Fédérale 2. Je ne comprends plus rien au rugby, il y a aujourd’hui une mentalité trop pénible ; le club est en train de vivre un chapitre noir, il est en crise, regrette, le patron du club Yves Rey. On avait pourtant assuré notre maintien sportif en Fédérale 3, on aurait pu y rester, mais j’ai demandé à descendre en Honneur. » Triste fin de saison pour les Jaune et Noir. Certes, La Vallée du Gapeau avait connu une fin d’exercice difficile avec quatre revers de rang, signé deux succès sur ses neuf derniers matchs et connu une ou deux fessées dans sa saison régulière, mais il avait aussi connu une solide entame, comptabilisé dix-sept points en six matchs et obtenu en automne et au cœur de l’hiver quelques hauts faits d’arme jusqu’à finalement décrocher sans trop d’inquiétude son maintien.

Affaire de pouvoir et visions plurielles

À partir de là, comment en est-on arrivé à ce mauvais scénario ? « C’est un énorme gâchis et c’est dommage pour cet effectif, commente l’ancien manager général, Stéphane Rossi. On voulait pérenniser ce club en Fédérale 3 et pour un petit déficit insignifiant, de l’ordre de 20 à 30 000 euros, et surtout une guerre interne et des jalousies au sein du club, il n’y a plus de projet sportif. » Au moins 90 % de l’effectif de la Fédérale 3 est en train de quitter le club. Tout comme le staff technique. « Le club n’a pas su se structurer et a manqué de stabilité et de vivre ensemble en dehors des terrains, note l’ex-entraîneur Michel Soto. Tout le monde n’a pas la même vision des choses, c’est aussi une affaire de pouvoir entre dirigeants avec au milieu Yves Rey isolé et fatigué… Et personne pour reprendre ce club. On avait pourtant un effectif exemplaire. » « Le rugby a perdu son âme, regrette Yves Rey. On avait une âme de clocher, là plus personne ne sait où il habite. » Aujourd’hui, il aspire à tourner la page au plus tôt. À rebondir avant de passer le témoin à la fin de la saison prochaine. « Ce sera difficile, mais notre objectif est de retrouver à moyen terme la Fédérale 3, se projette-t-il, et de ne plus être pointé financièrement du doigt. » L’exercice s’annonce ardu à réussir, mais dans cette vallée de cinq communes, il est aussi porteur d’espoirs pour le futur. « En Honneur ou en Promotion Honneur, il va falloir recruter et cela risque d’être difficile, boucle Michel Soto, tout ce qui a transpiré depuis deux ans dans ce club risque de l’handicaper pour une reconstruction immédiate. Aujourd’hui, c’est un bateau ivre. » « C’est vrai qu’il y a un peu le feu au club, admet Yves Rey. Tout le monde se cherche, mais on a des entraîneurs sous le coude et fin août on aura éteint le feu. Des anciens du club et des minots vont revenir. »

 

Par Olivier GAGNEBIEN

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