Gan renverse des montagnes

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    Gan renverse des montagnes
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Neuf ans après leur dernier titre, obtenu en 2008, les joueurs de Gan récidivent en devenant champions de France de Promotion Honneur. De quoi couronner une saison en tous points parfaite.

Que cette saison fut longue et difficile, mais dieu qu’elle est belle au final ! Comme le bon vin, le Gan olympique s’est bonifié tout au long des neuf mois de la compétition. Les débuts furent difficiles, la qualification loin d’être acquise. De septembre à juin, les Gantois ont ferraillé dur pour parvenir à ramener le bouclier sur leurs terres. Qualifiés dans la douleur à la cinquième place de leur poule A, les Béarnais ont accompli des merveilles en phase finale pour s’adjuger le plus beau des titres face à l’ogre chalonnais. Il faut dire qu’ils avaient idéalement lancé leur printemps en devenant champions du Béarn face à Escou dès le mois d’avril. De quoi se chauffer et monter en puissance pour la phase finale nationale où l’équipe n’a cessé de briller. Jusqu’à la finale qui semblait promise à leurs adversaires, le Rugby Tango chalonnais, né sur les cendres de feu la structure de Fédérale 1 et armé en conséquence.

 Un deuxième titre national

Faisant fi des pronostics, bien loin de leurs montagnes pyrénéennes, à Arpajon-sur-Cère, les Gantois ne se sont jamais affolés et ont renversé le favori des pronostics sur le score de 24 à 16. Un exploit considérable lorsque l’on sait que les Chalonnais étaient invaincus depuis le début de l’exercice. Une performance qui prouve toute l’abnégation et le courage de ce petit club béarnais, où l’esprit de camaraderie prédomine sur tout le reste. Ici, pas de mercenaires ou de joueurs de passage. Tous ont signé un bail à long terme en faveur de leur club de cœur et tous sont prêts à se battre pour le maillot bleu et blanc. L’esprit de corps, voilà sûrement l’un des secrets de la réussite des Gantois qui ont décidé de jouer crânement leur chance, jouant tous les ballons et prenant à la gorge des Chalonnais qui se sont peut-être vus trop beaux trop tôt. Jérôme Hayet, le troisième ligne courage, un des héros de la finale, n’en disait pas moins : « Ce championnat est un vrai marathon. On a commencé mi-juillet 2016 ! On nous a enterrés un peu trop vite en début de saison lorsque nous avions beaucoup de blessés. On a montré qu’avec un groupe essentiellement béarnais, on pouvait faire mieux que rivaliser. Face à des gars de Fédérale 1 (allusion à l’équipe de Chalon, N.D.L.R), c’est la victoire des copains. Quand on y met ce cœur, c’est difficile de nous faire tomber. » Après quatre-vingts minutes éprouvantes, ou la tension le dispute à la passion, les Béarnais ont chaviré de bonheur. Ils ramènent un deuxième titre cette saison et écrivent une des plus belles pages de l’histoire du club comme leurs aînés de 2008 qui furent champions de France de Première Série.

Par David Bourniquel

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