Paris première

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Stade français - Les Parisiens s’apprêtent à disputer le premier match de l’ère Wild dans un contexte difficile en raison d’une multitude d’absents.

Aimé-Giral s’apprête à vivre un petit évènement vendredi soir. Et pour cause. L’enceinte catalane accueille le premier match du Stade français de l’ère Hans-Peter Wild. Depuis le 14 juin dernier, le milliardaire allemand a succédé à Thomas Savare à la tête du club de la capitale. Seulement voilà, si le changement de direction a bien eu lieu, le club de la capitale semble ne pas en avoir fini avec la poisse. Les soucis se sont accumulés ces dernières semaines pour le manager sportif Greg Cooper. Les deux Fidjiens Waiséa et Raisuqe, mis à pied par leur club et qui seront entendus lundi par la direction du club, ne seront pas du déplacement en Catalogne. Tout comme la litanie de blessés (Taulafo, Van der Merwe, Felsina, Burban, Pyle, Williams), de joueurs bloqués par la convention FFR-LNR (Plisson, Flanquart, Danty), ou d’internationaux retenus par leurs sélections (Alo-Emile). Et puis, comme si ce n’était pas encore suffisant, Remi Bonfils, nommé vice-capitaine durant l’intersaison, est venu se joindre à ses camarades. Le talonneur s’est blessé à un genou mardi dernier et pourrait être absent plusieurs semaines. Un coup dur puisque l’effectif parisien est déjà amputé de ses trois autres talonneurs. Laurent Sempéré a été opéré en fin de saison dernière d’une rupture des ligaments croisés, Craig Burden est suspendu et Laurent Panis toujours sous protocole commotion. « Beaucoup de jeunes joueurs auront l’opportunité de jouer, s’enthousiasme tout de même Greg Cooper. Certains pour la première fois avec le maillot du Stade français. Ce sera un gros challenge pour eux. »

Deux rencontres et un maximum de joueurs

Le technicien kiwi est un adepte de la positive attitude. « Le plus important sera d’être prêt dans trois semaines, jure-t-il. Nous ne serons peut-être qu’à 70 % de notre potentiel, ce n’est pas très grave. Pour moi, la pré-saison est vraiment une période de développement. C’est pourquoi je me satisfait de pouvoir faire jouer des jeunes dans ces matchs-là. » Et d’ajouter : « Il est difficile de tirer des enseignements de telles rencontres. Mais on en saura un peu plus sur nos axes de travail des semaines à venir. » Dans cette perspective, Greg Cooper et son staff souhaite voir un maximum de joueur sur l’ensemble de deux rencontres de préparation. Cooper détaille : « Par exemple, nous avons quatre demis de mêlées (Bouhraoua, McLeod, Daguin, Coville), ils auront chacun quarante minutes de temps de jeu sur nos deux matchs de préparation. » Évidemment, la stratégie ne vaut pas pour tous les postes. Et Cooper, toujours avec le sourire : « Ne pas pouvoir le faire pour les postes de pilier ou de talonneur n’est pas trop grave. À ces postes-là, les joueurs ont souvent besoin de temps pour trouver des repères, notamment dans le secteur de la mêlée. » Finalement, ce qui inquiète le plus le manager néo-zélandais du Stade français, c’est la canicule qui règne sur une large partie du Sud de la France. « Je m’attends à ce qu’on souffre de la chaleur, j’ai lu qu’il faisait 45 degrés à Perpignan. » Et de conclure : « Au moins, on saura si on a bien travaillé physiquement. »

Arnaud Beurdeley
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