Landes Océan: Sur la plage, le bouclier

Landes Océan Rugby Club, qui rassemble les clubs de Lit-et-Mixe et Saint-Julien, a réussi son pari : aller chercher un titre après une fusion de deux ans seulement.

Landes Océan Rugby Club, club tout jeune, à peine deux ans d’existence. Issu de la fusion de Lit-et-Mixe et Saint-Julien-en-Born, deux charmants villages landais, distants de quatre kilomètres, bien connus des vacanciers et dont la notoriété s’est trouvée confortée par ce premier titre. Un bouclier après un rapprochement, voilà qui renforce une idée qui avait fait son chemin depuis belle lurette mais qui n’a donc abouti qu’en 2014. L’année pourtant où Lit-et-Mixe avait obtenu un titre de champion de France Quatrième Série. Alors fallait-il la faire cette réunion des deux clubs ? « Il était temps de mener à bien ce projet, assène Guy Villenave, coprésident avec Christian Juglin.Le titre est venu quand on était en train d’aboutir sur la fusion. Il n’y a eu aucune réticence, du moins pas dans mon ancien club, Lit. On était à 100 % pour. Unanimes sur le sujet. C’est vrai, il y avait eu plusieurs tentatives mais nous n’étions pas mûrs. Mais année après année, les effectifs des deux clubs devenaient limites. » Les défiances, si elles existaient, ont été balayées par ce titre Deuxième Série. Les joueurs se connaissent parfaitement puisque, depuis vingt ans, ils évoluent ensemble chez les jeunes. Avec ceux d’autres villages alentour, Castets, Linxe et Léon.

L’organisation s’est également pleinement mise en place. Les matchs se jouent sur les deux villages, à tour de rôle. Pour les entraînements, l’alternance est mensuelle. Le plus délicat, finalement, aurait été de savoir où fêter le titre. Là non plus, il n’y eut aucune question à se poser. Les champions de France et leurs supporters se sont retrouvés sur la plage. Au pont rose. Celui qui enjambe le courant de Contis et qui sépare les deux villages. En l’occurrence, ici, qui les unit. D’ailleurs, la couleur de ce pont a été reprise pour le maillot de Landes Océan. Fuchsia. Et noir, pour le deuil des couleurs antérieures, bleu et blanc, pour Lit, vert et rouge pour Saint-Julien. C’est donc sous ce bel apparat qu’a été gagné ce titre national… et celui de l’an passé. Landes Océan est, en effet, devenu aussi champion de France territorial de rugby à VII. Déjà un aperçu du potentiel de cette équipe à l’esprit joueur. Et rapide derrière. Les Landais ont des ailiers véloces. Les essais marqués en témoignent. Le club du littoral en a inscrit pléthore.

Rapidité d’exécution

Et a toujours, lors d’un parcours sans faille, su déborder son adversaire par un jeu basé sur cette rapidité d’exécution. Après un titre de champion de Côte basque-Landes, Lorc a maîtrisé ses matchs en championnat de France. Excepté peut être le huitième de finale face à Gondrin, au pack d’avants solide, où il a souffert plus que de coutume. Les Landais ont pu aussi progresser tout au long de l’année avec un riche effectif, près d’une soixantaine de seniors. « On a pu bien travailler, raconte Pierre-Éric Guillet, l’entraîneur des avants. La fusion a consolidé le groupe et nous avons ainsi passé un palier. Nous avons aussi une bonne génération. La mise en route a été longue mais après février, nous avons trouvé notre rythme et n’avons plus connu la défaite »

Au sein de l’effectif, se trouvaient également deux joueurs champions de France Première Série en 2006, Modeste Ramalho et Didier Lartigue. Avec 23 ans de moyenne d’âge, les jeunes joueurs de ce groupe auront tout le temps de faire aussi bien que leurs précieux guides. Sinon mieux.

Par Edmond Lataillade