Nîmes : l'heure de la confirmation

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    Nîmes : l'heure de la confirmation
Publié le , mis à jour

Sorti il y'a trois mois en quarts de finale du Jean-Prat par le futur champion de France Rouen, Nîmes a encore de l'appétit.

On leur promettait l’enfer. Ou pour le moins de bonnes fessées. Le promu a tenu son rang. Il a pris deux ou trois claques dans la saison mais il a surtout surpris tout son monde et fait tournebouler quelques fortes têtes. Une affaire de copains. Juste l’envie d’écrire une belle histoire. L’osmose pour carburant. L’an dernier, Nîmes a donc rebattu les cartes. Jusqu’à s’inviter dans le grand huit et s’en aller surprendre le futur champion de France sur ses terres de Normandie. Sacrée saison. Cela n’a pas bousculé la donne. Aujourd’hui, Nîmes reste sage. « On a davantage de certitudes, mais on se doit de conserver notre humilité… Je ne me fais aucun souci, c’est notre caractère », sourit le technicien nîmois Frédéric Lloveras. Depuis maintenant cinq ans, le club se laisse du temps. Il n’y a plus de grandes annonces ou d’ambition démesurée. Cette année encore, il n’y a pas de grands noms ou de mercenaires ramenés d’Afrique du Sud ou piochés en Nouvelle-Zélande. Ici, on parle français et l’on a su conserver ses forces vives de l’an dernier, mélange de jeunesse et d’expérience, pour n’attirer que sept recrues. « Cela n’interdit pas d’être aussi ambitieux », note Frédéric Lloveras. C’est-à-dire de penser au maintien tout en embrassant le rôle de trublion à la gueule ouverte. Derrière les mots, il y a, à l’occasion, la volonté de se hausser encore du col. De faire au moins aussi bien que la saison dernière sans se cacher dans l’anonymat du championnat. « En tous les cas, on ne joue plus seulement le maintien, avance, sans langue de bois, le président Olivier Bonné, mais attention, une saison se tend très vite. »

De promu à favori

Pas faux. « Avec la poule Sud-Est, ce sera davantage de derbys et un profil d’adversaires différents. Il y a plus de combats et de petits périmètres », se projette le manager sportif Michel Bérard. « Cette nouvelle saison sera plus difficile, reconnaît, de son côté, le capitaine Nicolas Alcalde, on sera davantage attendu chaque dimanche, mais on a déjà prouvé qu’avec nos petits moyens, on pouvait faire de belles choses. » « Sans aucune prétention, note encore Olivier Bonné, on va faire figure de favori derrière Mâcon et La Seyne-sur-Mer. » « La seconde saison, l’effet de surprise disparaît », confirme, pour sa part, Frédéric Lloveras, Le budget est, lui, demeuré serré et il n’a pas été question à l’intersaison d’y déroger. Le patron du club y veille scrupuleusement. Avec un budget global de 1,4 million euros, il tient d’une main ferme les cordons de la bourse. Cela n’a pas empêché d’étoffer la mêlée avec les venues des piliers Théo Michelle et Mickaël Schiano. Le premier arrive de Quillan. Le second débarque de Cognac. « On a optimisé le poste de pilier droit, cela va permettre à Tim Daniel de souffler et à Anthony Parmene de se concentrer sur le côté gauche. Après, un deuxième ligne supplémentaire n’aurait pas fait de mal non plus, mais cela n’a pas pu se concrétiser avec Manuel Charlier, regrette Michel Bérard, on va faire sans. » Avec Clément Nierat (Pays d’Aix), Roman Aleyrangues (Agde), Damien Bosca (Beaune), Gaétan Chagnaud (Auch) et Antoine Lubrano (Narbonne), l’intersaison a aussi permis d’amener davantage de polyvalence en charnière et dans les lignes arrières. Il reste maintenant à concrétiser tout cela et à confirmer les belles promesses de la saison passée.

Par Olivier GAGNEBIEN

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