Saint-Dié Raon-Baccarat : le mariage

  • Saint-Dié Raon-Baccarat : le mariage
    Saint-Dié Raon-Baccarat : le mariage
Publié le , mis à jour

Opérée il y a deux saisons, la fusion des clubs de Saint-Dié-des-Vosges et de Raon-Baccarat a emmené la nouvelle entité, promue en Honneur cette saison, à la troisième place du championnat commun Alsace-Lorraine. Et elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

Le constat était là : promu en Honneur en 2015, Raon-Baccarat a terminé fanny sa saison dans l’élite interrégionale. Saint-Dié-des-Vosges, à la recherche de son passé en Fédérale 3, finissait premier non relégable de Promotion Honneur. Dans les tuyaux depuis quelques années, la fusion des deux meilleurs ennemis s’est imposée : Raon-Baccarat crée en 1985 et Saint-Dié en 1963 ont ainsi donné naissance au SDRB en 2015 avec une première joie pour le président Claude Gamp en Promotion Honneur : à égalité de points avec les Cheminots de Strasbourg, les Vosgiens ont glané le titre au bénéfice des matchs gagnés entre les deux équipes.

Projet quinquennal en tête

Pas un hasard quand on voit la dynamique enclenchée par cette fusion : Biganzoli, Lepretre, Voiry (tous Nancy-Seichamps), Gerard (Pont à Mousson), Eby (Haguenau), Clever (Haguenau) et Florentin (Haguenau), tous ayant évolué en Honneur, en Challenge des comités moins de 26 ans ou Fédérale 3, reviennent au bercail pour la montée en Honneur. Deuxièmes jusqu’à l’avant-dernière journée, les Vosgiens finissent finalement à la troisième place, coiffés sur le poteau par Nancy-Seichamps. « Pour un promu, c’est pas mal. Une grande satisfaction de remplir l’objectif qui était de terminer dans les trois premières places », détaille le pilier et entraîneur-adjoint Laurent Florentin. Construire une équipe de Fédérale 3 et la pérenniser à ce niveau, c’est la suite ? « L’objectif de la saison prochaine n’est pas la montée. Clairement, le club n’est pas prêt. Ça sera une poule de huit… et pas de petites équipes. Nancy-Seichamps sera le favori pour moi et j’espère que nous serons dans le second wagon avec, probablement, Mulhouse et Colmar. Finir dans les trois premiers et disputer les France nous irait bien », assène le première ligne. Car l’idée actuelle est tout autre au SDRB : faire revenir les gens au club, devenir la place forte du rugby dans le département et un bastion en Lorraine. « Pas de recrutement cette saison. On intégrera en septembre quatre moins de 18 ans et quatre jeunes de 18 à 22 ans. L’idée est de structurer de bas en haut. L’entente Vosges moins de 18 ans est championne Alsace-Lorraine et finaliste Nord-Est mais nous ne sommes pas autonomes. Notre objectif, c’est sur cinq ans : emmener nos moins de 10 ans, champions de Lorraine, jusqu’aux cadets pour qu’ils visent ensuite les seniors », complète le Déodatien. Des échanges avec le Raonnais Farid Touilleb, ancien entraîneur de l’US Raon l’Étape (Foot National) et des moins de 17 ans nationaux de Evian-Thonon-Gaillard (ex-Ligue 2) ont aidé à façonner ce plan quinquennal. Envoyé par mail à tous les licenciés du club pour que chacun donne son avis, celui-ci sera validé lors de l’AG en septembre. Attirer les jeunes, fidéliser, sponsors club, moyens de com’, milieu scolaire… tout y est. « Il a aussi été envoyé aux mairies et partenaires. Il faudra également être prêt pour la Coupe du Monde en 2019, synonyme de hausse des effectifs. D’ailleurs le stade Pierre-Pebay de Saint Dié est en réfection pour toute la prochaine saison : nouvelle pelouse, arrosage automatique, réfections des extérieurs. Nous jouerons au stade Chavré de Raon », conclut le Lorrain. Rassembler les forces, exister sportivement et mettre une oasis ovale en plein désert de rugby : Un mariage de raison(s) qui annonce de belles promesses.

Par Christophe HUGONIN

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?