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Saint-Etienne en reconstruction

Après le dépôt du bilan du CASE, le RC Saint-Etienne est reparti au dernier niveau en Séries. Et s’attache à reconstruire un club de rugby patiemment.

Il y a un an, au cœur de l’été 2016, presque jour pour jour, le Cercle Athlétique Saint-Étienne (Case) déposait le bilan. Après une relégation administrative de la Fédérale 1 à la Fédérale 3 en 2013, le club stéphanois avait retrouvé la Fédérale 2 en 2015. Il n’y évolua qu’une saison avant de couler. Depuis, une poignée de dirigeants a repris le flambeau pour faire vivre le rugby à l’ombre de Geoffroy-Guichard, dans une cité où l’ovale est arrivé en 1898, soit bien avant le football (1906), mais n’a jamais réussi à s’y imposer. Le Case est mort, mais le RCSE, Racing Club Saint-Étienne, est bien vivant, comme en témoigne son titre de champion du Lyonnais de Troisième Série. Et son élimination en huitièmes de finale du championnat de France. « C’est rageant, souffle le président, Pierre Perrin. On perd sur la culture rugby, la gestion, l’envie de gagner… C’est dommage mais c’est de notre faute. »

Rebond immédiat

 Cela n’entache toutefois pas la capacité du nouveau club à avoir rebondi. Emmené par le troisième ligne, Clément Vidal, jeune entraîneur et joueur, l’équipe a redonné du baume au cœur à une ville meurtrie, dont l’équipe évoluait tout de même en Pro D2 en 2011… « Clément et Florie Chabry, présente au rugby depuis dix ans, ont joué un grand rôle, poursuit le dirigeant. Et félicitations aux joueurs pour s’être accrochés. Tout le monde a joué le jeu. Je suis juste déçu parce qu’ils méritaient mieux. D’autant plus qu’ils ont poussé pour créer une équipe. Au départ, on ne voulait plus de séniors. » Si les seniors ont réussi leur saison, le chantier reste encore énorme, à différents étages. Tout d’abord, la descente au plus bas niveau, s’est accompagnée d’une restriction de l’accès à un terrain permettant au club de se développer. La saison dernière, par exemple, il ne pouvait pas tenir une buvette. « Il nous faudrait un terrain clos pour mieux se sentir chez nous, et un espace pour pouvoir recevoir nos partenaires, explique Pierre Perrin. Nous avons joué la saison dernière en Troisième Série, mais nous n’avions pas passé une saison comme ça à Saint-Étienne depuis dix ans ! Sur le plan humain, c’était très agréable. » Il reste donc à reconstruire patiemment, pas forcément pour replacer Saint-Étienne sur la carte du rugby professionnel, ce qui prendrait de toute façon beaucoup de temps. Mais déjà pour permettre au club de rejouer à un niveau plus conforme au standing d’une ville de cette taille. « Nous allons construire petit à petit. Je crains que la deuxième saison soit plus difficile. Nous devrons travailler sur les fondements du club. Ce n’est pas la peine de vouloir des choses qu’on ne pourra pas atteindre. » Le premier objectif sera déjà à terme de passer de deux cents à deux cent cinquante licenciés, en recrutant dans l’école de rugby. Le reste viendra en temps et en heure.

par Sébastien Fiatte

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