La montée en puissance du BO

  • La montée en puissance du BO
    La montée en puissance du BO
Publié le

Entraîneur de renom, augmentation du capital, les ingrédients sont là. Biarritz se positionne clairement en candidat au retour dans le Top 14. Dès cette année, si l’occasion se présente.

Biarritz veut aller loin. Et a franchi un pas en cette intersaison. La partie visible est l’arrivée de Gonzalo Quesada à la tête du secteur sportif. L’augmentation de capital témoigne aussi de la santé du club qui clame : « On veut retrouver le Top 14 ! Sans se le cacher ! » Les paroles sont celles de Nicolas Brusque. Même si le souhait a été exprimé depuis la descente en ProD2, jamais les Biarrots n’ont aussi bien rapproché leurs actes de leurs intentions. « On pousse plus loin dans l’exigence du professionnalisme, développe le président. Il faut, si on veut retrouver le Top 14, se donner les moyens de la performance. L’arrivée de Gonzalo s’inscrit dans ce schéma. Les besoins, les envies des supporters, l’entourage du club, tout l’environnement nous poussent à nous donner ces moyens-là. » Ces nouveaux moyens sont arrivés avec une augmentation de capital de 1,5 million d’euros, cet été, portant le budget à près de 11 millions cette saison. Beaucoup d’événements se sont passés depuis que Biarritz a quitté l’élite, voici trois ans. « Il y a eu beaucoup d’évolution depuis que j’ai pris la présidence, il y a un an et demi, continue l’ancien arrière. Pas forcément avec les mêmes personnes, les mêmes connivences. On a vu les choses différemment. Il y a eu les décès de Jean-Christophe Rougé sur qui je m’appuyais, de Serge Kampf. Sont arrivés en même temps Bruno Ledoux et Benjamin Gufflet qui ont été très présents dans le remodelage. Et la mairie de Biarritz nous soutient aussi fortement. On travaille main dans la main en termes d’image. On repositionne le BO sur la marque Biarritz. Il y a une autre vision, entrepreneuriale, commerciale. » A-Team sports Investments (ATSI), la société du tandem Ledoux-Gufflet, est aujourd’hui majoritaire au sein du club, avec 52 % des parts. À eux, s’est joint Jean-Baptiste Aldigé, chargé d’amener un pôle d’investisseurs d’Asie. Cette conjoncture favorable a permis d’orienter la trajectoire de Gonzalo Quesada vers le Pays basque. Mais c’est le travail de Federico Martin Aramburu, double champion de France avec le BO et président des socios, qui a fait basculer la décision de l’entraîneur argentin. « Federico a été déterminant, confirme Nicolas Brusque. Il y a eu beaucoup de discussions. En Pro D2, on partait de loin pour faire venir quelqu’un comme lui. Mais Gonzalo est un homme de parole, de challenge. J’ai beaucoup aimé son aspect humain. Le projet, notre envie, l’histoire du club, les dirigeants, un jeune président qui a une vision sportive, tout lui plaisait. »

Listing total

Le volet sportif justement n’a jamais suscité autant d’intérêt depuis trois ans. Demi-finaliste, la saison dernière, le BO veut rester dans cette dynamique. En s’appuyant sur le staff conduit par l’Argentin. « J’ai rarement vu un staff comme celui-là, s’extasie le président. Jamais à Biarritz, en tout cas. C’est un staff compétent. Gonzalo a créé l’émulation. » La première pierre posée, Biarritz va s’appuyer sur ses jeunes. Plus que jamais, son travail dans ce secteur n’étant plus à louer. « On a créé un pré-centre de formation, continue Nicolas Brusque. On doit voir la formation de façon longitudinale. Les jeunes, il en sort chaque année du centre de formation, vont jouer avec les pros. Cette année, je pense à Lucas Peyresblanques, Xan Etcheverry. Ce sera notre base de travail. C’est le vecteur de développement du rugby de demain. Les clubs du Top 14 vont vers cela. Certes, c’est plus facile en Pro D2 mais nous avons un temps d’avance sur les autres. Nous avons le meilleur centre de formation français. » Quant aux infrastructures, elles s’inscrivent aussi dans le projet avec un réaménagement du stade en cours, création d’un lieu de vie pour les joueurs, nouveau centre médical, salle de musculation revisitée. « Lifting total ! »

Alors, il ne s’agira pas de faire tomber la ferveur et l’enthousiasme bien présents depuis les espoirs suscités par le parcours de la saison dernière. « À la condition d’être réguliers, de tenir le rythme tout au long de la saison », rajoute Nicolas Brusque. C’est à ce prix que Biarritz se positionnera en haut de tableau. Pour aborder la suite avec sérénité.

Par Edmond LATAILLADE

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?