Y’a d’la joie à Saint-Paul-lès-Romans!

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    Y’a d’la joie à Saint-Paul-lès-Romans!
Publié le , mis à jour

Créé en 2014, la Joyeuse Saint-Paul XV, a passé deux ans à construire, au sens propre, avant de se concentrer sur le rugby pour décrocher le graal à l’issue d’une saison qui a vu l’équipe rester invaincue.

Lors du corso de Saint-Paul-lès-Romans, leur village, les Saint-Paulois avaient pris l’habitude de voir les clubs des alentours, Eymeux ou le RC Romans, venir parader sur leurs terres avec un bout de bois. Les finales territoriales se disputant en même temps, sans qu’ils soient invités, ils devaient prendre leur mal en patience. En début de saison, ils s’étaient promis de ramener un bouclier pour le brandir lors de la fête du village. « Après le titre de Drôme-Ardèche, on a improvisé un char pour présenter le bouclier au village », explique l’entraîneur principal, Thomas Cointe, passé par l’USRP, comme une dizaine de joueurs de l’équipe.

Finalement, ce sont deux bouts de bois qui garnissent finalement l’armoire à trophée, si les dirigeants et les joueurs ont eu le cœur d’en construire une. Pendant trois ans, le président, Nicolas Vercasson, les entraîneurs, Thomas Cointe et Laurent Gravier, et leurs joueurs n’ont pas chômé. À la création du club à l’été 2014, il ne fallait pas seulement construire une équipe sur le terrain, il fallait déjà, et surtout, construire un terrain ! Après des travaux de terrassement, l’installation d’une main courante, de vestiaires et la construction de perches, dirigeants et joueurs ont pu se concentrer cette saison sur le rugby, non sans succès. « La saison dernière, on avait fini septième sur neuf, rappelle Thomas Cointe. Autant dire que ce ne fut pas facile de faire venir des joueurs sans résultats, ni argent ! Nous avons recruté par amitiés et affinités. Ensuite la mayonnaise a pris. »

Invaincus en phases de poule, les Saint-Paulois confirmèrent donc leur statut de favori en décrochant le bouclier de Drôme-Ardèche à Valence, au stade Georges-Pompidou. Ensuite, la belle aventure continua. Après deux premiers tours faciles (victoire 76-0 puis par forfait), ils gagnèrent le match à ne pas perdre contre le champion du Languedoc, Montredon-Moussan. « Après cinq minutes de jeu, j’ai compris que l’après-midi serait long, souffle l’entraîneur. Leur ouvreur était passé par Mazamet en Fédérale 2, ça allait vite derrière. Heureusement, on les a concassés devant. »

Des adversaires pas rancuniers

L’opposition de style a tourné en faveur des Drômois mais s’est jouée à pile ou face dans la dernière minute. Largement devant à la mi-temps (29-13), ils virent leur adversaire prendre l’avantage (30-29) à deux minutes de la fin. Après une balle récupérée devant, un groupe pénétrant était stoppé illégalement à trente mètres face aux perches. Le buteur ne trembla pas. « Chacun a eu sa mi-temps et s’ils avaient gagné, je pense qu’ils seraient aussi allés au bout », reconnaît Thomas Cointe.

Pas rancuniers, plusieurs joueurs adverses et l’entraîneur, vinrent encourager leurs vainqueurs en quart et en demi, déterminés à s’être inclinés contre le futur champion de France. La Joyeuse Sportive XV ne se fit pas prier pour leur accorder ce plaisir, écartant les champions des Alpes et du Pays catalan, puis Nanterre en finale. Pour le plus grand bonheur de l’entraîneur, Thomas Cointe. Battu en finale, en cadets, avec Romans, par le Stade toulousain de Frédéric Michalak et Clément Poitrenaud, puis par Riscle (13-14), en finale Balandrade, sous le maillot de Valence, il touchait le Graal. « Comme entraîneur, c’est différent mais tu prends autant de plaisir. Et c’est mérité. Les joueurs se sont entraînés dur. »

Par Sébastien Fiatte

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