Montauban, comme au tableau noir !

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    Montauban, comme au tableau noir !
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Maître de son rugby, Montauban s'impose en patron et lance idéalement sa saison.

Le résumé

Montauban a fait du Montauban. Un match de premier de la classe, très maîtrisé d'un point de vue technique et stratégique. Sans jamais s'affoler, les Tarn-et-Garonnais ont appliqué leur plan à la perfection, en s'appuyant sur les grands fondements tactiques d'un match de rugby à l'extérieur : occupation, défense, et jeu au pied efficient. Le tout saupoudré d'alternance car Montauban sait très bien aérer son jeu et donner à ses trois-quarts l'occasion de briller. Ce fut le cas lors de l'essai de Maxime Mathy, absolument superbe pour porter le score à 8-0 en fin de première période avant que les Montalbanais ne prouvent leur capacité à revenir sur du jeu plus « basique » avec la réalisation de Jordan Rochier, après un ballon porté parfaitement exécuté. L'ouvreur narbonnais Stephen Brett dans un jour sans inscrivait deux petites pénalités pour donner du relief au score audois mais Montauban se détachait inexorablement. Et le sursaut d'orgueil des Narbonnais, autour de l'heure de jeu, aura été endigué par la furia défensive des hommes de Chris Whitaker et Pierre-Philippe Lafond, qui cédaient quand même à la 75e minute sur une réalisation de Maselino Paulino. Un essai qui permettait à Narbonne d'entrer dans le bonus défensif et d'espérer l'emporter sur une ultime action. Cette action finira par venir, mais l'arbitre n'accordera pas l'essai pour un en-avant de passe. Globalement plus maître de son rugby en ce début de saison, Montauban, le dernier finaliste, se pose déjà comme un candidat sérieux au haut de tableau. Narbonne se contente d'un point de bonus défensif.

L'homme du match

Stephen Brett, la recrue néo-zélandaise, très attendue à l'ouverture, n'a pas été à la hauteur de l'événement pour ce premier match. Des hésitations, des imprécisions, un pied peu sûr … Le Néo-Zélandais n'a pas pesé sur la rencontre. Au contraire de son compatriote Hosea Gear, dangereux sur chacun des rares ballons qu'il a eu à exploiter.

Le tournant/le fait

À la 47e minute, alors que Jérôme Bosviel vient de porter le score à 11 à 3 en faveur de Montauban, les Narbonnais disposent d'un bon ballon à jouer dans les 22 mètres adverses. Ils pilonnent la ligne verte mais sont sanctionnés d'une pénalité stupide pour avoir gardé le ballon au sol alors qu'ils étaient tout près de marquer et de recoller au score. Même cas de figure à la 61e, où après avoir pilonné la défense montalbanaise, Narbonne, sans parvenir à inscrire le moindre point, concédait une mêlée exploitée par les Sapiacains pour se dégager. Ter repetita, enfin, à la 68e où Montauban se dégageait après une quinzaine de temps de jeu défensifs bien négociés en infériorité numérique (carton jaune de Sergueev), conclus par une mêlée remportée à 7 contre 8. Du travail d'orfèvres !

L'essai

Le chef-d'oeuvre de Maxime Mathy pour ouvrir le compteur. Sur un lancement initié par Sébastien Ascarat, le ballon circule entre « Leka » Tupuola et l'arrière Pierre Klur, venu s'intercaler dans la ligne, pour fixer la défense narbonnaise prise de vitesse. Un dernier décalage permet à Maxime Mathy de longer la ligne pour filer dans l'en-but malgré le retour du dernier défenseur audois, Orlando Stott.

Les meilleurs

À Montauban, Mathy, Bosviel, Tekassala ; à Narbonne, Gear, Tameilau, Taele.

Par David Bourniquel

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