Tekori : « Il me faudra être exemplaire »

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    Tekori : « Il me faudra être exemplaire »
Publié le , mis à jour

Promu capitaine du Stade Toulousain, le deuxième ligne international samoan revient sur son nouveau statut, ses ambitions et celles de son équipe pour l'exercice à venir. 

Comment abordez-vous ce premier déplacement à Oyonnax ?

Nous sommes très concentrés. Après une bonne préparation, nous nous y rendons avec une équipe jeune. Nous nous tirons tous vers le haut, c'est une très bonne chose. Toulouse doit rester une des meilleures équipes d'Europe, et avec ce que nous mettons en place cette année, nous pouvons rendre au club la place qui est la sienne.

Vous avez été nommé capitaine en ce début de saison. Qu'est-ce que cela change pour vous ?

Personnellement, ça ne change pas grand-chose. Je respecte le choix d'Ugo (Mola) et du staff, qui m'ont demandé de mener l'équipe sur ce premier match. Mais vous savez, à Toulouse, tout le monde est capitaine, tous les joueurs sont des leaders, et chacun fait son travail sur le terrain. La différence pour moi, ce sera probablement au niveau de mon rapport avec l'arbitre, avec qui je devrai plus souvent communiquer. Il me faudra aussi être exemplaire, et montrer la voie, notamment aux jeunes joueurs qui nous rejoignent cette année.

Thomas Ramos disait que l'objectif cette année est de viser une des six premières places...

Je suis d'accord avec lui. Thomas est un de ces jeunes joueurs doués que nous avons avec nous cette année. Cet objectif montre au moins que nous nous faisons confiance entre nous, et que nous croyons en nos capacités à rivaliser avec les autres équipes du Top 14. Encore une fois, se qualifier est une chose normale pour un club comme Toulouse, et je veux vraiment aider le club à retrouver le haut du tableau. Avec tous nos jeunes joueurs, et d'autres plus expérimentés comme Charlie (Faumuina) ou Cheslin (Kolbe) qui apportent leur savoir-faire et leur science du jeu, j'ai bon espoir qu'on réalise une belle saison.

Votre entraîneur a insisté sur sa volonté de voir ses joueurs produire du jeu, et c'est ce qui s'est passé sur les matchs de préparation...

Ugo a raison de vouloir ça. Comme vous l'avez dit, tout le monde a pu observer ce que nous avons essayé de mettre en place dès les matches amicaux. Ça fait partie de l'état d'esprit de cette équipe. J'espère que nous arriverons à jouer comme cela ; de toute façon, nos efforts vont dans ce sens, pour produire de belles choses. Si ce n'est pas le cas, je m'arrangerai de toute façon pour ne pas avoir à m'en justifier devant vous (rires).

Vous parliez de montrer l'exemple aux jeunes, c'est d'autant plus vrai à votre poste, non ?

Tout à fait, oui. Avec Richie Gray qui est blessé, et le statut d'international de Yoann Maestri, les jeunes comme Florian (Verhaegue) vont avoir du temps de jeu. Mon rôle sera de les guider et de leur montrer l'exemple, de faire en sorte qu'ils me suivent, mais vous savez, ce sont aussi de bons joueurs. Florian est international en moins de vingt ans, il lui arrive de me faire remarquer quand je manque quelque chose.

Justement, Gilian Gallan, repositionné en deuxième ligne en raison des blessures d'autres joueurs, nous confiait que vous lui parliez beaucoup, qui vous l'aidiez énormément puisque ce poste lui est peu familier...

C'est vrai que c'était sa première fois en deuxième ligne ! Il a fait comme il a pu. La première fois, à l'entraînement, il était même derrière moi en mêlée... Je lui ai dit : « Gigi, tu es deuxième ligne là » (rires). Il a eu besoin d'un petit temps d'adaptation. Blague à part, il s'est vite mis au diapason. Il peut faire un excellent deuxième ligne, c'est un très bon joueur, très fort physiquement, costaud. On ne prend pas de risque en le faisant jouer à ce poste. De toute façon, la saison est longue.

Propos recueillis par Rémy DOUTRE

 

 

 

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