Simon Mannix : « une grande responsabilité »

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    Simon Mannix : « une grande responsabilité »
Publié le , mis à jour

Simon Mannix, entraîneur de Pau, fait le point avant le lancement de la saison face au RCT.

Comment jugez-vous l’état de vos troupes à l’heure de la reprise ?

Je suis satisfait de la préparation et de l’investissement de tout le monde, staff et joueurs compris. Le challenge de l’intersaison était d’aller plus loin que ce qui avait été fait l’an passé. Les gars ont répondu présent. Mais c’est maintenant que nous allons connaître la vérité.

Votre groupe est finalement resté assez stable. Etait-ce un souhait de votre part ?

Quand vous regardez les équipes présentes dans le top six, pour la plupart, il n’y a pas beaucoup de changements au sein de leur effectif. Il est préférable d’avoir une base solide sur laquelle s’appuyer.Ca a été le sens de notre démarche.C’est notre troisième année dans l’élite.La construction de l’effectif a bien avancé au cours des deux dernières années. Nous avons surtout souhaité ajouter de l’expérience et de la profondeur sur certains postes.

Après deux années, êtes-vous toujours convaincu qu’un rugby ambitieux et le plaisir de jouer soient la clé de votre succès ?

Jouer au rugby dans les espaces, c’est notre identité. C’est le jeu qui me plaît. Il y a évidemment une obligation sur le combat et les fondamentaux. Mais à côté de ça, l’objectif est de faire preuve d’intelligence sur le terrain, d’avoir une exécution technique propre, de savoir réaliser le bon geste au bon moment. Pour y parvenir, il faut aussi avoir des qualités physiques certaines. Après, vous savez, je ne pense pas que les joueurs puissent véritablement prendre du plaisir pendant un match. C’est tellement dur. Le plaisir arrive après quand tu as le sentiment du devoir accompli.

Si offensivement, la Section a été intéressante, défensivement, il y a eu beaucoup de lacunes...

Notre attaque a été en progression mais en défense, il est vrai que ça a été catastrophique. L’équipe n’était que douzième du championnat en termes de points encaissés. Si tu veux prétendre aux six premières places, ce n’est pas suffisant. Tout le monde a conscience qu’il faut dorénavant élever l’exigence sur ce secteur.

D’après notre sondage de l’été, la Section est présentée comme une équipe du milieu de tableau, rarement citée pour les barrages et non concernée par le maintien... Pensez-vous être en mesure de surprendre ?

Je ne sais pas comment nous sommes perçus. A dire vrai, je m’en fiche même. Ce qui m’intéresse, c’est ce que nous sommes capables de produire et que notre public soit fier. Je ne veux pas m’exprimer publiquement sur l’objectif fixé en interne. Ce qui est sûr, c’est que tout le monde a une grande responsabilité sur les épaules. Le club va être doté d’un stade extraordinaire à l’avenir. Le sportif doit impérativement suivre cette progression pour en être digne et le remplir. C’est notre devoir, à l’encadrement et au groupe. Il nous faut faire encore mieux cette année. La Section se doit de batailler jusqu’au bout pour être dans le haut de tableau.

Depuis votre retour en Top 14, vous n’avez jamais battu Toulon avec quatre défaites en quatre matchs...

A chaque fois, ils ont été plus forts que nous, c’est vrai. Si ça peut remonter les joueurs, j’en parlerai peut-être dans mon discours. Mais franchement, je ne pense pas que ce soit nécessaire. La motivation est toute trouvée : c’est la reprise, le match se déroule dans un stade mythique, il y a le contexte de la première très attendue de Fabien Galthié... Si ça ne suffit pas à être à fond, autant ne pas y aller. Il y a de la pression par rapport à la performance et chacun doit s’assumer pour répondre présent.

Vincent Bissonnet
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