Uzès : objectif stabilité

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    Uzès : objectif stabilité
Publié le , mis à jour

UNE SAISON EN HONNEUR A SUFFI AUX UZETIENS POUR RETROUVER LE CHAMPIONNAT DE FRANCE ET LA FEDERALE 3. DESORMAIS, LE TEMPS EST À S’Y INSCRIRE DE FACON DURABLE. CHICHE.

À Uzès, comme ailleurs, le rugby n’est pas toujours un long fleuve tranquille. On y cultive volontiers le chaud et le froid. Une (belle) saison en Honneur conclue par un titre de champion de Provence vient ainsi de succéder à trois saisons de rang en Fédérale 3. Parfois solides jusqu’à s’inviter, il y a trois ans, dans le cercle des ambitieux (2015), mais aussi souvent compliquées. Jusqu’à être relégué sportivement avant d’être attrapé par les bretelles du short et finalement épargné grâce à des finances saines (2014) ou de connaître un sale épilogue (2016). « C’est compliqué, lâche aujourd’hui le patron du club Franck Séropian. On est un club reconnu, mais on manque d’infrastructure pour continuer à grandir. Et puis conserver notre jeunesse n’est pas si simple. » Un an plus tôt, au bout d’une saison réussie au-delà des espérances jusqu’à un 32e de finale perdu face à Tavaux Damparis, Franck Séropian espérait pourtant un tout autre scénario. « On a forcément envie de revivre des phases finales de Fédérale 3, confessait-il alors. J’aimerais bien aussi faire monter le club dans quelques années en Fédérale 2 […] ; bien évidemment, il manque, ici un budget et des infrastructures, mais il y a aussi une grosse école de rugby, des jeunes qui tapent à la porte… Et puis, il y a de l’amitié et de la passion. » Espoirs déçus et retrouvaille, le temps d’une saison, sa septième en dix ans, avec un championnat honneur bouclé, cette fois-ci par un nouveau titre de champion de Provence. Son second après le tout premier ramassé il y a vingt-trois ans. Une belle façon pour le club de célébrer, il y a quatre mois, le cap de ses quarante ans.

Une osmose à recréer

Voilà donc Uzés de retour en Fédérale 3 pour tenter de s’ancrer, de façon durable, dans ce paysage. « C’est là notre place », assure aujourd’hui son technicien et ancien troisième ligne Laurent Brajon. Ce sera avec un nouvel entraîneur pour ses lignes arrières, son inoxydable botteur Tommy Bouvier finalement resté au club pour succéder à Jérémy Foissac. Ce sera aussi, avec de nouvelles forces vives. Las, ce sera aussi sans son capitaine et talonneur Rafael Rivas parti rejoindre à l’intersaison le voisin gardois Les Angles tout comme huit ou neuf autres titulaires partis écrire ailleurs leur aventure. On pointe là le troisième ligne Brahim Rabaj, le deuxième ligne Anthony Griolet, le centre Thomas Dalger ou les frères Gaspard et Uriel Marchelidon. « Il va falloir retrouver une osmose, on part un peu dans l’inconnu avec des points d’interrogation, reconnaît Laurent Brajon. Ici, on s’appuie sur un bassin économique assez restreint. Et puis, le recrutement a traîné avant de ressembler enfin à quelque chose jusqu’à penser aujourd’hui que le maintien peut être envisagé. » Il lui faudra pour cela affirmer au Refuge une vraie force collective. « Grappiller des points en dehors et tout gagner à la maison, ce serait bien », se projette Laurent Brajon. Du reste, Uzès planchera par deux fois à la maison sur son premier bloc de trois matchs. Face à L’Isle-sur-la-Sorgue puis face à Véore. Comme un premier passage au révélateur.

Par Olivier GAGNEBIEN

 

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