UBB : Brunel, la meilleure recrue ?

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    UBB : Brunel, la meilleure recrue ?
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Promu en en mars dernier, le technicien gersois entame sa première saison complète à la tête de l’UBB. Sa patte se fait déjà ressentir.

À l’heure où les clubs du Top 14 alignent les internationaux de l’hémisphère Sud, aux palmarès plus ou moins clinquants, l’UBB a fait dans le local et le ciblé. Mais au-delà des Houston, Nakalevu ou Schoeman, la recrue la plus intéressante pourrait bien être arrivée l’an dernier. Jacques Brunel a posé ses valises en juin 2016 à Moga, comme entraîneur des avants et a naturellement repris le flambeau de Rapahël Ibanez en mars dernier. Dans le petit monde de l’Ovalie, Jacques Brunel, 30 ans de bancs derrière lui, demeure une référence au passé aussi riche et rempli que la cave d’un grand cru du Médoc. Brunel, c’est cette belle équipe de Colomiers menée par Fabien Galthié, avec un titre de Conférence européenne en 1998. C’est la Section paloise titrée en Challenge européen en 2000. C’est aussi, le retour du Bouclier à Aimé-Giral en 2009.

« Plus de force mentale »

Jacques Brunel restera à vie un manager fédérateur, un féru de précision qui accorde une importance primordiale à la cohérence de ses équipes : « C’est la construction d’un staff qui est importante. Cela fait deux mois qu’on vit ensemble, deux mois qu’on est en relation avec les joueurs. Et il faut que tout ça, ça fonctionne bien… » Avec Rory Teague, Jérémy Davidson et tous les membres de l’équipe, l’ancien adjoint de l’équipe de France a fixé les objectifs de cet UBB nouvelle version : « Mettre du rythme, de l’intensité, avoir de la continuité. Donc il faut avoir de la précision, mais c’est ce que l’on a toujours voulu mettre. On a cherché à se préparer dans cette optique-là en faisant des entraînements plus basés là-dessus. On va voir si c’est efficace. » Intensité donc, mais aussi du caractère, un ingrédient qui a manqué à l’équipe l’an dernier : « On va rester dans la continuité par rapport à l’esprit qu’on veut mettre, au jeu que l’on veut pratiquer. On va rester dans cet esprit-là, mais je souhaiterais que l’on ait un peu plus de caractère, que l’on soit plus agressif, qu’on est un peu plus de force mentale. »

Une approche plus technique

Loin de l’image folklorique du Gersois moustachu, à l’accent chantant, l’ancien sélectionneur italien a toujours été un technicien exigeant et attentif au moindre détail. Aussi, il sait créer autour de lui les conditions nécessaires à la performance en s’entourant d’entraîneurs du même acabit. Depuis juin, on ne s’entraîne plus tout à fait pareil à Moga. « Ce n’est pas la révolution, mais des petits détails qui changent et qui, on l’espère, vont nous faire progresser… explique Darly Domvo. Des placements offensifs, sur les sorties de terrain. Tout est vraiment cadré. Les placements offensifs sont aussi différents de l’an dernier sur certains points. » Même refrain chez Jean-Baptiste Dubié à propos de Rory Teague : « C’est un jeune coach qui est très compétent sur les attitudes de passes, le jeu au pied. Il a une approche plus spécifique et plus technique. »

Un staff uni, précis, passionné et rassemblé autour d’un projet de jeu. Cela ressemble à l’Usap 2 009 où ses adjoints lors du titre de champion de France, s’appelaient Franck Azéma et Bernard Goutta, actuellement manager et coach des avants de Clermont. En Italie, il a aussi appelé à ses côtés Philippe Bérot, un homme qu’il connaissait bien pour l’avoir entraîné à Auch en 1996. Fidélité aussi. Pour toutes ces raisons, Jacques Brunel pourrait bien être la meilleure recrue de l’UBB. Dans un Interview au magazine Tech XV, en mai 2015, le Gersois disait simplement : « Entraîner, c’est emmener avec soi… » Il lui faut désormais emmener avec lui tout un club vers les sommets.

Par Jean-Yves Saint-Ceran

 

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