Alexis Palisson : « ne rien lâcher, comme des chiens »

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    Alexis Palisson : « ne rien lâcher, comme des chiens »
Publié le , mis à jour

Auteur d’un essai à Paris, l'ailier international loue l’état d’esprit de sa nouvelle équipe tout en se projetant sur l’inauguration de Gerland face à des brivistes à qui le LOU réussit bien...

Le Lou avait connu beaucoup de difficultés à s’imposer à l’extérieur la saison dernière. Le fait d’y parvenir dès la première journée était-il important?

C’était important de bien démarrer la saison, tout court. L’équipe en a bien bavé pendant la préparation, a énormément travaillé, et cela aurait été difficile de voir tous ces efforts ne pas payer en débutant par une défaite. Je n’ai pas ressenti d’attente particulière par rapport à cette problématique du match à l’extérieur. S’il s’était disputé à domicile, il aurait été tout aussi important de gagner (rires).

À Paris, votre défense a impressionné. On imagine que pour ce rendez-vous, Pierre Mignoni était particulièrement à cheval sur ce secteur…

Pierre, il est à cheval sur à peu près tout, non ? (rires) Je suis en tout cas très heureux de travailler à nouveau avec lui. Il est resté le même, seules ses attributions ont changé maintenant qu’il est manager. À Toulon, c’était Bernard qui gueulait, et maintenant, c’est lui… L’important, c’est de ne pas trop lui donner de raisons de hausser la voix et pour l’instant, nous y sommes plutôt bien parvenus.

Vous avez également marqué votre premier essai sous vos nouvelles couleurs…

Même si mon jeu est d’abord porté sur la création, cela fait toujours plaisir de marquer. C’est bien, c’est ce qu’on attend avant tout d’un ailier. Alors, comme j’ai aussi réussi à être à l’initiative de quelques jolis mouvements, je suis plutôt content.

Vous avez même un temps pensé inscrire un doublé, avant que la vidéo ne l’invalide pour un en-avant de passe de Michalak…

Sur le coup, un joueur parisien revient entre nous et cherche à couper la ligne de passe. Si je m’étais positionné plus profond, il aurait sûrement pu intercepter le ballon. Pour que Fred puisse me faire directement la passe, j’étais obligé de me positionner à la corde. Bon, là, du coup, j’étais un peu trop à la corde et j’oblige Fred à passer le ballon légèrement en-avant… Ce sont les réglages du début de saison.

La difficulté consiste désormais à valider ce résultat à l’extérieur. Une pression supplémentaire en vue de la réception de Brive ?

On a surtout un gros rendez-vous, qui est l’inauguration du nouveau Gerland et qu’il ne faudra pas manquer. C’est très important pour le club, qui a déployé énormément de moyens à l’intersaison et ce serait vraiment dommage de passer à côté. On sait pertinemment quel défi nous attend, parce que nous avons largement perdu à Brive en match de préparation, et que cette équipe ne réussit pas forcément bien au Lou, qui ne l’a toujours pas battue depuis son retour en Top 14. Au moins, nous sommes prévenus… On l’a bien vu lors de la première journée : ce championnat s’annonce plus serré que jamais, personne n’est à l’abri à domicile. C’est ça qui est impressionnant avec le Top 14, tous les effectifs sont de grande qualité. Il va falloir prendre cette rencontre très au sérieux. On en revient au discours que nous répète sans cesse Pierre Mignoni : semaine après semaine, il ne faudra rien lâcher, comme des chiens.

Nombre d’observateurs vous considèrent comme un candidat au passage. Parvenez-vous à ne pas vous laisser bercer par ces louanges ?

Il y a à Lyon un groupe de qualité : des anciens, des valeurs sûres, une belle formation. L’équipe monte en puissance, mais ce groupe demeure jeune et ne peut prétendre quoi que ce soit. Il y a en Top 14 des valeurs sûres dont on sait qu’elles seront au rendez-vous des phases finales, comme Clermont, Toulon ou même désormais La Rochelle. Nous en sommes encore très loin ! On essaie donc de ne pas s’enflammer et de faire abstraction de tout ce qui se dit sur nous. Il est beaucoup trop tôt pour nous évoquer quoi que ce soit d’autre que le maintien, et tout le monde à Lyon en a bien conscience.

Nicolas Zanardi
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