Urios : « Nakarawa nous a fait ch... »

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    Urios : « Nakarawa nous a fait ch... »
Publié le , mis à jour

Conscient d’être passé près du plus bel exploit de cette journée, le coach assure que le Fidjien du Racing fut pour beaucoup dans la défaite des siens. Le technicien castrais revient sur ce premier match, et nous livre les clés du match.

Comment analysez-vous ce premier revers de la saison ?

Je suis vraiment très satisfait de notre première mi-temps, laquelle a validé tous les efforts consentis durant l’intersaison. Le problème, c’est qu’à 18-8, nous nous sommes totalement recroquevillés sur nous-mêmes. À ce sujet, la fin de match fut un peu décevante. On faisait des fautes. On patinait. J’ai quelques exemples en tête. Il y eut ce plaquage haut qui amena un carton jaune (Anthony Jelonch), cette pénaltouche non trouvée (Armand Battle) quelques instants plus tard… En clair, nous n’avons pas su cadenasser ce match quand nous en avions l’opportunité.

C’est rageant…

Oui, surtout que l’an passé, nous avions connu ce genre de scénario à plusieurs reprises. Samedi soir, il y avait la place de gagner au Racing : les Ciel et Blanc étaient amoindris, les internationaux absents… C’est vraiment décevant.

À vos yeux, quelle fut la clé de cette rencontre ?

Leur banc de touche a fait toute la différence. Les Racingmen ont injecté des joueurs de talent au bon moment. Ceux-ci ont créé des brèches. Ils nous ont fait très mal.

Vous faites allusion à Teddy Iribaren, le demi de mêlée d’en face ?

Non, je pensais plutôt à Nakarawa… Iribaren, on le connaît. Il amène de la vitesse, de la folie. Mais il n’a pas été dangereux. Le Fidjien, lui, nous a fait ch.... Il mobilisait beaucoup de monde sur chaque prise de balles. On l’a d’ailleurs vu sur leur dernier essai…

Avez-vous été dominés physiquement, à Colombes ?

Non, je ne crois pas. Pour moi, le verdict de ce match est même simple : quand tu mènes 18 à 3, tu ne dois pas perdre. C’est ce que nous devons finir par comprendre.

Quel était le plan de jeu de votre équipe, face au Racing ?

Leur pack est lourd, très lourd. Et le week-end dernier, la chaleur était terrible. Je savais donc qu’en déplaçant le jeu, en mettant du volume et de la vitesse, nous parviendrions à trouver des espaces. Regardez notre premier essai : on les amène d’un côté, on repart de l’autre et il n’y a plus personne. Nous avions vu jouer deux fois les Racingmen en match amical et je continue de penser qu’ils n’étaient pas prêts comme nous l’étions. Mais ils ont été courageux. Ils n’ont rien lâché.

Comment envisagez-vous la suite du championnat ?

Nous recevons Bordeaux et Montpellier à Pierre-Antoine. Il n’est donc pas question de mollir…

Marc Duzan
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