Colomiers : éternel recommencement

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    Colomiers : éternel recommencement
Publié le , mis à jour

En recevant une deuxième fois consécutive un candidat aux premières places, Colomiers compte bien continuer à imposer sa loi à Bendichou . Pour un Début de saison idéal.

« Si vous partez dans un état d’esprit où vous vous en tenez seulement à l’exploit que vous avez fait le week-end dernier, vous avez déjà un pied dans la tombe. » Marc Dantin en a fini avec sa séance de touches offensives et défensives devant des joueurs au diapason et l’ancien entraîneur général de Lannemezan, de Périgueux ou encore de Bagnères-de-Bigorre plante le décor. Co-leaders avec les Grenoblois, les Columérins auraient-ils pris la grosse tête ? Que nenni abreuve celui qui officie désormais chez les avants de la Colombe : « Nous n’y pensons même pas, nous recevons encore un monstre, à nous d’être concentrés, conquérants et de faire notre jeu. Il faut poser les fondations et être cohérents. » Vous l’aurez compris, cette semaine du côté de Bendichou, même si le sourire était présent sur les lèvres des joueurs, le sérieux était lui aussi de sortie. Le scénario incroyable, le retournement de situation invraisemblable face à l’Usap, autant d’épisodes déjà évacués dans les têtes haut-garonnaises.

« Nous savons qui est bayonne »

Marc Dantin le confirme : « Nous, ce que nous disons c’est de jouer jusqu’au bout. Souvent les gens disent cette équipe ne lâche rien mais qu’est-ce que cela veut dire ? Il y a une équipe qui s’est employée dimanche dernier et qui va devoir remettre le couvert ce dimanche. Nous devons être nous avant tout. » Dans un système de jeu en construction, Colomiers, club de bâtisseurs a bien appris une chose au cours de ces dernières années dans l’antichambre de l’élite : qu’il faut savoir être patient. Car le Pro D2, « championnat affreux mais passionnant », selon le patron des avants haut-garonnais est un sacré marathon, parsemé d’embûches. Ou il s’agit aussi d’inverser la pression quand elle se présente : « Les Bayonnais ont une grosse pression de résultats, ce n’est pas le même budget, pas les mêmes ambitions affichées. Attention à ce match piège. Je n’ai pas besoin de le dire à mes joueurs, nous savons qui nous recevons, nous ne prenons pas pour d’autres. Nous savons qui est Bayonne. C’est un match très dur qui nous attend. » Bien rivés sur leurs objectifs que d’aucuns pour l’instant ne se permettent de commenter dans le staff, humilité oblige, les partenaires de Romain Bézian se sont donc préparés à réaliser une nouvelle performance, un nouvel exploit où l’identité collective et de jeu sera une nouvelle fois au cœur des débats. Conscients aussi que le couperet n’est pas passé très loin face à l’Usap comme le soulignait le troisième ligne : « Nous sommes passés près d’un début de saison raté. » Pour régler cela, les Columérins comptent bien faire preuve de pragmatisme, chose qui leur a fait défaut face à Perpignan et qui aurait pu leur coûter la victoire (six pénaltouches en leur faveur en première mi-temps, deux mêlées sanctionnées contre l’Usap). Face à un adversaire qu’il n’avait pas réussi à battre il y a de ça deux saisons (un nul 28-28 à Bendichou, deux défaites dont une en demi-finale à Jean-Dauger 28-16), les retrouvailles ne manquent pourtant pas de piment et la crainte d’un réveil basque à Bendichou se faisait sentir. Les joueurs à la Colombe, habitués à se mettre à hauteur de leurs adversaires savent ce qu’il leur reste à faire.Ils savent contre qui ils vont jouer. Une ivresse des sommets qu’ils connaissent si bien.

Par Enzo DIAZ

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