Grasse, les pieds bien ancrés au sol

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    Grasse, les pieds bien ancrés au sol
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Pour sa troisième saison de rang à cet étage, le ROG aspire à connaître un nouveau maintien. Ce serait une première dans l'histoire du club rouge et bleu.

Deux saisons que Grasse émarge au registre de la Fédérale 1. Deux ans qu’il colle à sa feuille de route et assure, bon an mal an, son maintien. « C’est important de pérenniser ce club dans l’élite amateurs, se satisfait son manager historique Alain Pastor. Si l’on réussit à décrocher une nouvelle fois notre maintien, ce serait d’ailleurs une grande première. »

Mais à Grasse, pour une question de budget, il n’est pas question de se hausser du col. « Ce serait bien de passer un cap, de s’appuyer sur un budget d’un million d’euros et de nourrir d’autres ambitions, mais ce n’est pas facile, regrette Alain Pastor. On est sur un secteur économique fort, mais, à Nice mis à part, il n’y a pas d’esprit rugby dans les Alpes Maritimes. Le rugby n’est pas ancré dans l’esprit de la très grande majorité de nos grandes maisons de parfum. » Le ROG doit donc faire avec. « Chaque année est un challenge, reconnaît Alain Pastor. Et c’est notre état d’esprit collectif et le talent de nos premiers rôles qui nous permettent de nous en sortir. »

Une entame à soigner

Bref, à 54 ans, le club ne peut se permettre de regarder trop haut. Ici, on ne se nourrit pas de vraies fausses illusions. « Avec notre masse salariale revue à la baisse, on ne peut pas espérer mieux que le sixième rang », se projette Alain Pastor. Ce qui passera déjà par une entame solide. Face à trois promus (Suresnes, Céret et Vienne) et deux de ses trois premiers matchs à Perdigon, Grasse n’a pas trop le choix. « Il faut en gagner deux, assure Alain Pastor, c’est un minimum. » Une façon de glisser que ce mois de septembre ressemble à un premier passage au révélateur. Du reste, personne n’a oublié que, l’an passé, le ROG avait dû attendre le mois de novembre pour entrevoir un premier succès après six revers de rang. Ou qu’en deux saisons, il n’a signé que neuf succès. D’où l’importance de cette entame. « C’est vrai que de bons résultats engendrent une dynamique », glisse Alain Pastor. « Sur nos matchs amicaux, notre contenu et notre état d’esprit sont plus encourageants que l’an dernier », positive l’entraîneur Marc Ravanello. De quoi engendrer un poil d’appétit supplémentaire. « L’idée reste le maintien, mais après avoir su conserver 70 % de l’effectif et le gros travail de recrutement d’Alain (Pastor), c’est aussi de jouer un rôle de trublion et les phases finales. Sinon on reste à la piaule. » Il n’y a plus qu’à.

Par Olivier Gagnebien

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