Collazo : « le champion... le vrai... »

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    Collazo : « le champion... le vrai... »
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Patrice Collazo très agacé par le non-match des siens à Paris se projette déjà sur la réception de Clermont.

Comment analysez-vous ce match plutôt raté ?

Je n’appelle pas ça raté. C’est une pantomime de rugby. Nous nous sommes vus un peu trop beaux après la victoire à Brive (19-10, N.D.L.R.). Vous savez, le rugby est avant tout une histoire d’attitude.

À qui la faute ?

À moi, à « Xav » (Garbajosa), qui n’avons pas dû assez préparer les joueurs. Mais sur le terrain, ce sont eux qui jouent, pas nous. Bon… Voilà… Le Stade français nous remet aujourd’hui à notre place. Et mieux vaut que ça se produise à ce moment-là de la saison.

On vous sent amer…

Quand je vois qu’on se sépare d’un ballon au pied alors qu’on vient de faire 4 500 off-load et parcourir soixante mètres, je me dis qu’on a manqué quelque chose… En mêlée ? Nous avons été emplâtrés dès la première et n’avons jamais su trouver la solution. Après ça, on a juste fait semblant de revenir…

Aviez-vous déjà autant subi en mêlée fermée ? 

Des équipes qui souffrent en mêlée, j’en vois tous les week-ends. Ca va… C’est bon… On va repartir au travail et fermer nos gueules, comme nous l’avons toujours fait. Dans quelques jours, le champion (Clermont) arrive à Deflandre. Mais le vrai champion, celui qui a gagné le Bouclier… Votre équipe s’était appuyé à Brive sur une défense conquérante.

Comment avez-vous jugé vos hommes dans ce secteur de jeu, à Paris ? 

En Corrèze, nous avions pris du plaisir sans ballon, nous avions pris du plaisir en pressant nos adversaires. À Paris, on a juste fait semblant sur quelques mouvements. Cette défaite prouve au moins que rien n’est jamais acquis. Finalement, on n’a que ce qu’on mérite.

Où était la solution, pour vous ? 

Dans l’axe, autour d’Alexi Balès, qui pour le coup a livré un match plutôt solide malgré la prestation du paquet d’avants.

Qu’avez-vous dit à vos joueurs à la mi-temps ? 

Sortez tous ! Mais je ne peux pas rentrer quinze mecs… Qu’est-ce qu’on fait ? On en prend soixante, soixante-dix ? Après ça, on a un peu réagi. Mais on ne construit rien sur la réaction.

Qu’avez-vous pensé de l’entrée en jeu de vos internationaux Kevin Gourdon et Uini Atonio, qui sortaient de six semaines de préparation physique ? 

J’ai trouvé qu’ils manquaient un peu de rythme. C’est bien beau de soulever des barres, mais ça ne remplace pas le terrain

Marc Duzan
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