LNR-FFR : les pistes pour sortir du marasme

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    LNR-FFR : les pistes pour sortir du marasme
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En pleine crise, quelles sont les possibilités pour en sortir ? Une réconciliation ? Une stagnation ? Ou un départ ?

« L’union sacrée »

Le rapprochement entre la FFR et la LNR n’est-il qu’un vœu pieux ? Très sincèrement, on voit mal, au regard de l’escalade des dernières semaines, comment ces deux institutions vont pouvoir œuvrer dans les mois à venir dans l’intérêt supérieur du rugby français. Elles ont tenté de le faire, jeudi dernier, lorsque Paul Goze est venu, au siège de Vivendi, apporter son soutien, au nom des clubs de rugby professionnels, à la candidature de la FFR pour l’organisation de la Coupe du monde 2023. En vain. L’atmosphère, sur la très belle terrasse située au 7e étage face à l’Arc de Triomphe, était irrespirable. Dommage. L’union sacrée est sans doute ce dont a besoin le rugby français pour sortir du marasme dans lequel il s’est enfoncé.

L’enlisement jusqu’en 2019 ?

C’est la menace brandie à de très nombreuses reprises ces derniers mois par les nouveaux responsables de la FFR : le non-renouvellement de la convention liant la Fédération à la LNR. Cette convention, qui donne délégation à la Ligue pour la gestion du rugby professionnel, est habituellement renouvelée tous les quatre ans, celle en cours s’achevant en 2019. Or, sans cette convention, c’est la mort de la LNR. Du côté de la Ligue, on jure qu’une telle hypothèse n’est pas réalisable en s’appuyant sur une loi votée en février dernier qui renforce le rôle des ligues de sports professionnels. Évidemment, si une telle situation devait se présenter, le ministère des Sports aurait son mot à dire.

Un président démissionnaire ?

Le départ d’un des deux présidents pourrait-il favoriser une reprise du dialogue et permettre une sortie de l’ornière dans laquelle se trouve le rugby français ? Clairement, entre Bernard Laporte et Paul Goze, il existe un conflit de personne. Les deux se détestent cordialement. Au point que la FFR aurait déjà réclamé le départ de Paul Goze, mais aussi de son directeur général Emmanuel Eschalier, au cours d’une réunion de travail entre les deux parties en avril dernier. Ironie du sort, aujourd’hui, c’est Bernard Laporte qui se retrouve dans une situation délicate suite aux récentes révélations à propos de ses liens avec Mohed Altrad, président de Montpellier. Que diront les inspecteurs de l’IGJS après avoir entendu tous les protagonistes concernés par cette affaire de pression présumée sur le président de la commission d’appel de la FFR ? Nul ne la sait aujourd’hui. Mais Bernard Laporte a déjà prévenu : il n’a rien à cacher et ne démissionnera pas. Ça tombe bien, Paul Goze, lui non plus, ne compte pas se retirer…

Arnaud Beurdeley
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