Aurillac sans saveur, mais pragmatique

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    Aurillac sans saveur, mais pragmatique
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Les Aurillacois ont souffert pour venir à bout (15-6) d'une équipe de Narbonne pourtant valeureuse.

Le match : 

Fort d'un bonus offensif face à Carcassonne puis d'un défensif à Béziers, Aurillac pensait que Narbonne serait une formalité. Il n'en a rien été. Un premier acte insipide, pas spécialement digne de la Pro D2. À la décharge des trente bonhommes sur le terrain, il faut dire que les conditions ne prêtaient guère à de grandes envolées rugbystiques. De la pluie, des chandelles, des ballons tombés, des en-avants... bref un grand déchet pour un grand gâchis dans lequel les locaux sont pourtant sortis en tête. Menés après une pénalité de Pierre-Alexandre Dut sous les perches (17e), Maxime Petitjean va égaliser à la 33e, avant que ses coéquipiers, en force, n'envoie Briatte à Dame (38e).

Au-delà de ce 10-3 poussif, on retiendra en revanche la touche aurillacoise et surtout les quatre contres de Baptiste Hézard. Pour le reste on a attendra la deuxième mi-temps... ou pas. Car effectivement, il ne passera rien de plus dans le second acte. Toujours du jeu d'occupation, des ballons haut et des pertes de balles. On s'ennuie ferme. Rien à se mettre sous la dent si ce n'est trois points de Dut (56e) qui ouvre aux Audois plus que la perspective d'un bonus défensif. Mais il y aura toujours un Aurillacois pour contrarier les petites intentions narbonnaises et toujours ce diable de Hézard pour survoler la touche. Comme l'a justement souligné Christian Labit à la fin du match, "nous n'avons pas nous ce petit rebond favorable et qui fait la différence". Aurillac pour en revanche dire merci à ce capricieux ballon quand, à la 76e, Joris Segonds va chercher Albert Valentin sur l'extérieur. Un ballon bien trop long dans l'en-but, mais qui, en touchant le sol, revient dans les mains de l'ailier qui n'en demandait pas tant. 15-6, score final et rien à dire de plus.

L'homme du match : Baptiste Hézard

Au four et au moulin, la tour de contrôle de la touche aurillacoise s'est aussi payé le luxe de contrer quatre fois les lancer de Deligny en première période. Il a constamment contrarié les lancements audois et le Stade aurillacois peut même lui dire merci d'avoir sorti les siens de quelques mauvais pas.

Jean-Marc Authié
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