Olympiens comme les Catalans !

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    Olympiens comme les Catalans !
Publié le , mis à jour

Mis sur orbite après leur premier succès à l’extérieur, les Catalans ont confirmé leur niveau en ce début d’exercice. La réception d’un Montauban toujours invaincu s’annonce électrique.

Attention danger. Voici le genre de messages que distille Perpignan depuis l’entame de la saison. Un cataclysmique 66-6 contre Bayonne d’emblée, un quasi-exploit sur la pelouse de Colomiers, puis cette première victoire à l’extérieur contre Carcassonne… Aux antipodes de l’an passé, l’Usap truste le haut du classement et joue les premiers rôles de la Pro D2. Confirmant sa forme olympique semaine après semaine. Venir déloger les Catalans serait, en l’état actuel des choses, un véritable exploit. D’autant que Perpignan semble avoir gommé trois années d’inexpérience dans l’antichambre de l’élite du rugby français. À l’image de leurs deux premières rencontres hors de leurs bases, ou même de leur capacité d’adaptation contre Nevers, les hommes du trio Lanta-Arlettaz-Freshwater ont prouvé une maturité évidente. À n’en pas douter, l’Usap dispose enfin de toutes les munitions pour entrevoir légitimement le Top 14. Perpignan fait peur, Perpignan fait mal. Et Perpignan a une nouvelle occasion de le prouver. Pour les Sang et Or ce dimanche, la marche s’annonce un cran plus élevé encore. Montauban, cette équipe qui loge un étage en dessous des Catalans au classement, mais qui figure avec Colomiers comme l’une des deux équipes de Pro D2 à ne s’être jamais inclinée en quatre journées. La performance de l’USM est louable, et a le don d’alerter les Perpignanais sur le niveau de leurs prochains adversaires. « On reçoit le finaliste de l’an passé. C’est une grosse pression pour nous », lance Enzo Forletta. « Ça va être dur, très dur. Montauban fait partie selon moi des trois meilleures équipes de Pro D2. C’est un gros challenge, face à une belle défense. Et puis c’est une équipe rugueuse, très forte dans les fondamentaux et avec un huit de devant puissant et performant en mêlée », poursuit le pilier gauche.

Déjà de la casse

Si Perpignan bénéficie d’une confiance renforcée après son succès en terres audoises, sa principale faiblesse a été pointée du doigt dès cet été. Avec vingt et neuf contrats professionnels seulement, l’Usap a fait le pari d’un effectif plutôt juste en quantité. Un risque qui laisse entrevoir aux Sang et Or leurs premières difficultés. Après la perte de la tour de contrôle Alan Brazo (lésions ligamentaires à la cheville), la victoire à Carcassonne a laissé sur le carreau Adrea Cocagi (acromio) et Sione Piukala (crête iliaque) pour la fin du premier bloc. Perpignan a perdu sa paire de centre la plus efficace. Et bien davantage. « Physiquement on est bien. Mais après, on a des joueurs importants qui sont pétés. Comme Sione, confirme Enzo Forletta. C’est un joueur clé dans les matchs comme celui-là. Il débloque des situations. Des mecs comme lui peuvent mettre des essais tout seul dans les grandes rencontres. On ne va pas se cacher derrière ça, il nous reste de belles armes », conclut le jeune première ligne. Des armes d’un côté, et une solide dynamique de l’autre : Montauban n’a plus perdu depuis dix rencontres en phase régulière. Depuis mars dernier, et un déplacement… à Perpignan (37-3).

Par Emilien VICENS

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