Lyon, quelle efficacité !

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    Lyon, quelle efficacité !
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Épatants de maîtrise dans les 22 mètres adverses au contraire de Tarnais particulièrement maladroits, les Lyonnais se sont offerts un bonus offensif amplement mérité (31-12), orné d’un festival de leur demi de mêlée Baptiste Couilloud.

LE MATCH

Ce n’est pas que le CO a disputé un mauvais match sur la pelouse de Gerland. Simplement que le Lou baigne actuellement en pleine confiance, ce qui lui permet de scorer sur chacune de ses incursions, à l’exact contraire de Tarnais encore trop inefficaces. Le carton jaune infligé à Liam Gill, juste avant la mi-temps, aurait pourtant pu être de nature à laisser un brin d’espoir à Castres, avec la perspective d’entamer la seconde période en supériorité numérique. C’est dans cette optique d’ailleurs que Christophe Urios tenta le coup de poker d’un coaching massif de sa première ligne à la pause, lançant également Urdapilleta à l’ouverture à la place de Le Bourhis. Las, les Castrais subirent au contraire un coup d’assommoir, à travers le quatrième essai de Couilloud. Et comme les Tarnais gâchèrent encore par maladresse de nombreuses occasions synonyme de zéro pointé en deuxième mi-temps, le score final de 31-12 n’en paraît que plus logique bien que vexatoire, à l’image de ce léger accrochage après la sirène, suivi d’une fin de match brouillonne...

LE TOURNANT

Le premier essai lyonnais, inscrit par Toby Arnold à la suite d’une valise de Couilloud, a fait très mal au moral des Castrais. Mais plus encore, à notre sens, c’est le drop inscrit comme à la parade des quarante mètres par Lionel Beauxis qui a définitivement scellé l’avance des Rhodaniens (17-6). Une réalisation magistrale, qui prouve l’état de confiance dans lequel baigne actuellement l’ouvreur lyonnais.

L’ACTION

Difficile de ne pas mentionner ici le troisième essai lyonnais, inscrit après une longue séquence de pilonnage, pleine de maîtrise, aux abords de l’en-but tarnais. Une action dont la bascule coïncida avec une inspiration de génie signée du duo Couilloud-Palisson, avec une merveille d’appel de l’ailier lyonnais à l’intérieur de son demi de mêlée, au moment d’exploiter un espace laissé par le CO au ras d’un ruck. Un moment de grâce synonyme, à cet instant du match, de bonus offensif pour les Lyonnais.

L’HOMME

Une fois de plus, on n’a vu que lui. On parle évidemment du demi de mêlée lyonnais Baptiste Couilloud, dont les fulgurances ont illuminé la partie. Son premier démarrage au ras d’un ruck permit ainsi à son ailier Toby Arnold de franchir une première fois la ligne d’en-but, le second offrit une position de drop idoine à Lionel Beauxis. Se méfiant comme le lait sur le feu du prodige du Lou, les Tarnais choisirent alors de le « pister » sur les brordures. Cruelle erreur, dont profita Couilloud pour offrir le troisième essai des siens à Palisson, sur une merveille de service à l’intérieur. Déjà un chef d’oeuvre conclu par un essai personnel, au soutien de son ailier Toby Arnold bien lancé par Fearns. Un récital qui aurait pu se transformer en doublé sans un léger en-avant de passe de Lacombe à la 60e. Qu’importe, c’était déjà du grand art...

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