À guichets fermés

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Publié le , mis à jour

De nombreuses joueuses ont signé au Lou Rugby, au point de voir le club s’interroger sur ces capacités d’accueil.

En déplacement hier à Rouen, les féminines du Lou ne manquent pas de réserves. En effet, pendant l’été, le club lyonnais a vu débarquer de nombreuses joueuses. La semaine dernière, cent trente et une licences ou demandes en cours étaient enregistrées. Et tous les jours, de nouvelles joueuses se présentent. L’effet Coupe du Monde ? « Je ne pense pas, souffle la responsable du pôle féminin. La plupart des nouvelles joueuses sont arrivées avant. » C’est plus sûrement la conjonction de plusieurs facteurs. Du côté des cadettes (31 joueuses), le travail de fond débuté il y a quatre ans avec la création d’une section sportive Jacques-Brel de Vénissieux commence à payer. Pour les seniors, la cote du club lyonnais dans la ville et l’arrivée à Gerland ne sont sans doute pas étrangers à cette forte affluence. Et comme d’habitude, de nombreuses étudiantes affluent à la rentrée.

Des problèmes de « riches »

Mais cela ne va sans poser quelques problèmes. « Ce succès rend la gestion de l’effectif complexe, reconnaît le directeur sportif du Lou Rugby Association, Philippe Buffevant. Cela fait de nous un des premiers pôles féminines français mais nous devons bien analyser nos capacités d’accueil. Du côté des cadettes, nous maîtrisons. Mais en senior, nous devons évaluer le niveau des joueuses, et au cas échéant, les orienter vers des clubs partenaires comme Bron, l’Arcol, Tarare, voire vers l’équipe loisir. » Avec près de cent seniors pour deux équipes, tout le monde ne pourra en effet pas fouler les pelouses cette saison. Alors que le rugby féminin peine encore à trouver des pratiquantes, ce serait dommage d’en laisser sur le côté…

Par Sébastien FIATTE

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