• Bayonne punit Aurillac
    Bayonne punit Aurillac
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Pro D2

Bayonne punit Aurillac

Les Aurillacois ont mordu la poussière une deuxième fois à domicile, faute de n'avoir pas su tenir le ballon en seconde période et d'une indiscipline déterminante sur le résultat.

Le match :

L'affrontement entre deux équipes à la recherche de points a bien eu lieu. Ce ont d'ailleurs les Bayonnais qui tirent les premiers avec le pied de Bustos Moyano qui se rappelait ainsi au bon souvenir de celles et ceux qui étaient de la finale à Toulouse en 2016. Derrière, les Cantalous ne vont pas gamberger très longtemps. Sur la première offensive, une mêlée se propose sur les cinq mètres basques. Une fois, deux fois, trois fois et à la quatrième introduction, M. Noirot, qui remplaçait au pied lever Nicolas Datas, file sous les perches. Essai de pénalité. C'est Aurillac qui fait le jeu, mais son indiscipline permet à Bustos Moyano de maintenir les siens à flots (7-6, 17e). En revanche, la mêlée aurillacoise est tellement performante que Schuster est prié de rejoindre le banc pour dix minutes. Assez pour voir une nouvelle offensive des locaux aller à dame. Deux temps de jeu au large, un retour intérieur et Waqaliva aplatit en coin (17-6, 30e). Avant la sirène, Bustos Moyano profitera encore d'une faute locale pour réduire la marque des 40 mètres (38e). Au retour des vestiaires, les mouches vont sacrément changer d'âne et M. Noirot va clouer le Aurillacois au pilori. Il est vrai qu'Aurillac et son indiscipline va payer cher le second acte. Une aubaine pour le buteur basque qui va enfiler les points comme des perles. Personne ne se rappellera d'ailleurs ses trois échecs à l'arrivée. Avec quinze points en à peine 20 minutes, il a plié le match à lui tout seul. Aurillac n'aura que ses yeux pour pleurer. Mais comment pouvait-il en être autrement quand on prend deux jaunes ? Et pourtant, Aurillac a espéré jusqu'après la sirène. À nouveau dominateur en mêlée, ils ont l'introduction à 5 mètres de l'en-but basque. Une fois à refaire, deux fois. Pénalité pour Aurillac. On reprend la mêlée... et l'arbitre qui siffle contre les Cantalous. Rideau.

L'essai du match : Jone Waqaliva

Les Aurillacois vont mettre à profit leur supériorité numérique pour inscrire un superbe essai. Au sortir d'une touche, on part au large sur plusieurs temps de jeu. Merab Sharikadze croit même u'il peut aller maruer seul, mais est repris à trois mètres. Le jeu rebondit alors dans l'autre sens et après un point de fixation de Maxieme Petitjean, Nemani Nagusa trouve Jack McPhee qui nous sort une incroyable chistera, une véritable offrande pour Waqaliva qui aplatit en coin. Superbe.

L'homme du match : Martin Bustos Moyano

Il a une nouvelle fois annihiler à lui tout seul les espoirs cantaliens. Huit pénalités réussies sur onze tentatives. Plus personne ne se rappellera que ses deux échecs en première mi-temps auraient pu avoir d'autres conséquences. Avec 24 points au compteur, il remet Bayonne dans le coup et confirme qu'il est un artilleur hors pair.

Le tournant du match :

On joue la 59e minute. Aurillac n'est pas revenu du vestiaires avec la même domination que le premier acte. Bousculés, acculés parfois, ils résistent à des Bayonnais qui prennent le temps et s'appuient sur leur puissance, méticuleusement. Sur une nouvelle offensive basque, Nemani Nagusa plaque un joueur sans ballon. Trop c'est trop. Jaune. Le temps pour Bustos Moyano de ramener les siens puis prendre l'avantage, définitivement.

 Par J-M Authié

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