Serin : "Des questions, je m'en pose à chaque début de saison"

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    Serin : "Des questions, je m'en pose à chaque début de saison"
Publié le , mis à jour

Vous lirez le début de cet entretien dans la page 4 de l'édition du Midi Olympique à paraître lundi 23 octobre. Voici la suite de notre conversation avec le demi de mêlée international de l'Union Bordeaux-Bègles. Il s'exprime sur le début de saison convaincant des siens, en Top 14.

Quelles sont les nouveaux joueurs qui vous ont le plus surpris à Bordeaux ?

Je dirais Mahmadou Diaby très fort en ce début de saison, Adrien Pelissié, Leroy Houston et pour citer un jeune, Mathieu Jallibert. Il est en train de monter à l’ouverture, ce n’est pas toujours évident à ce poste. Il fait beaucoup d’efforts et montre une soif d’apprendre, il cherche à analyser. Et puis, a fait plaisir de voir un jeune Français progresser comme ça, un peu comme Alexandre Roumat en troisième ligne d’ailleurs

 

L’UBB 2017-2018 a opté un jeu différent cette saison, non ?

Rory Teague nous apporte des choses différentes, surtout au niveau de la circulation des joueurs et dans les lancements de jeu extrêmement précis. Nous travaillons aussi énormément le repositionnement des joueurs avec les rapides et les lents au bon endroit au bon moment.

 

Ce début de saison, comment l’avez vous vécu ?

Oui, nous avons pris du plaisir quant aux résultats, collectivement c’est incontestable. Après j’imagine que chaque joueur le vit différemment. Mais nous avons eu la chance de battre des grosses équipes chez nous, donc comptablement, nous nous sentons plutôt bien, c’est vrai. Après, à l’UBB, nous avons un peu l’habitude de bien commencer les saisons et de les finir moins bien, alors nous faisons attention.

 

Quel fut le meilleur moment de ce début de championnat ?

La victoire contre Toulon, bien sûr, en plus parce que je l’ai commencé. Nous avons gagné et individuellement, j’ai senti que je retrouvais des sensations. J’ai retrouvé un certain plaisir qui n’étais pas là depuis le début de la saison, justement parce que j’étais un peu emprunté à cause de cette préparation physique particulière.

 

Ce match fut impressionnant par le renversement opéré par l’UBB en deuxième-mi- temps. Vous avez remonté un déficit de 17 points. Avez-vous senti venir ce redressement ?

Non, pour être honnête. Mais nous savions qu’en première mi-temps, nous avions les ballons et que nous n’avions pas su les exploiter. L’essai marqué juste avant la pause sur du jeu direct dans l’axe, nous avait rassurés.

 

Vous avez marqué cette deuxième mi-temps euphorique par une passe sautée tendue pour Spence qui a créé un décalage et qui a abouti à un essai en bout de ligne. Ce geste était-il le fruit d’une combinaison ?

Non c’était improvisé... Je devais servir mon ouvreur Simon Hickey, mais j’ai vu que Mathieu Bastareaud fermait la défense sur lui alors j’ai décidé de servir directement mon premier centre. C’était une question de lecture du jeu.

 

Vous êtes-vous posé des questions à l’intersaison sur le futur exercice de l’UBB ? Après tout, le club n’avait pas fait un recrutement tapageur. On pouvait se demander où il allait...

Des questions, je m’en pose à chaque début de saison. Je m’en posais même quand Ian Madigan et Adam Ashley-Cooper sont arrivés pour savoir que ça pourrait donner. Mais oui, c’est vrai que je m’en suis posé un peu plus à l’été 2017. J’avais la sensation que nous venions de perdre deux internationaux étrangers, ceux que je viens de citer, plus notre capitaine Louis-Benoit Madaule, des très importants dans notre groupe. Maintenant, je m’en pose beaucoup moins vu les performances de nos recrues.

 

Nous avons le sentiment que Simon Hickey, qui a vocation à être votre partenaire privilégié à l’ouverture fait un excellent début de saison, meilleur que ce que tout le monde attendait.

Oui, il a brillé dans tous les compartiment du jeu, c’est un joueur qui a fait d’énormes efforts après avoir terminé la saison dernière sur les rotules car il avait fait une double saison. Il veut devenir un leader de notre groupe. Il a faut aussi de gros efforts pour parler français et ça pour moi, c’est primordial.

Jérôme Prévot
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