Jeu à la montoise

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Là où le basket a prospéré, le rugby trace son sillon, et les filles du Stade Montois (Fédérale 1) espèrent une belle récolte.

Depuis que le rugby existe, les derbys opposant Montois et Dacquois agitent le mundillo landais. Et voici qu’à cette rivalité très masculine, pourraient maintenant se mêler les femmes. Pour au moins deux raisons. D’abord, les Pachys d’Herm ont rejoint les pâturages de l’USD. Ensuite, les filles de Mont-de Marsan se sont invitées dans le cercle des équipes qui performent. À en croire l’entraîneur Eric Guardia qui a fait cette découverte il y a un an, les oppositions Mont-de-Marsan - Herm revêtaient déjà un caractère particulier. L’effet va s’amplifier mais les Montoises ont pris de l’assurance. Le prof d’EPS n’est pas arrivé en terrain inconnu, un bon tiers de l’effectif a été ses élèves au collège entre 15 et 18 ans. « C’est une suite logique, consent Éric Guardia. Avec le directeur sportif de l’association Thierry Gatineau nous travaillons très bien et nous avons engagé un partenariat avec les pros. Chaque mardi, le pilier argentin Jéronimo Negrotto conseille les filles sur les secteurs de la conquête. Il est très pédagogue mais nous devons faire preuve de patience car le mélange est très hétérogène en âges et niveaux. Trois vraies débutantes côtoient des internationales moins de 20 ans. Cela fait un beau mélange, c’est captivant et difficile à la fois car nous devons faire progresser tout l’ensemble. »

Un engouement en collège

La section féminine du Stade montois s’est installée sur une bonne dynamique, mais elle se heurte à l’obstacle d’un effectif un peu juste quantitativement. Même si de plus en plus de filles se mettent à la pratique du rugby dans les collèges, même si le département compte de 6 à 9 sections sportives en collèges et 2 en lycées, Mont de Marsan n’est pas une ville universitaire. Le prof Éric Guardia en mesure les effets tout en se réjouissant de pouvoir compter sur un potentiel respectable autour de la capitaine Julie Laffargue jeune diplômée prof d’Eps. Julie possède un vécu indispensable qu’elle partage avec quelques « cadres » Pauline Bayle, Précilia Arthus, Lisa Diraison ou encore la numéro 8 Sofia Vié qui a porté durant quatre ans le maillot de l’équipe d’Argentine dans les tournois à VII. Derrière, pousse une jeunesse prometteuse à l’image de Marie-Violette Louloum ou Marie Gourgues. Le coach Eric Guardia qui craint de voir le rugby féminin se mettre en danger en imitant celui des garçons, trace une voie : « Le jeu à la montoise, mouvement et recherche d’espaces, ça a du sens chez nos filles. ». Plutôt rassurant.

Par Gérard PIFFETEAU

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