Arnaud Mignardi : « pas de tension entre nous »

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    Arnaud Mignardi : « pas de tension entre nous »
Publié le , mis à jour

Soulagé de la victoire mais très insatisfait du contenu vu face au Stade français, l’emblématique centre corrézien Arnaud Mignardi s’est livré sur la période délicate que vit le CAB. Et réfute toute tension existant entre le staff et les joueurs.

Brive est encore passé tout proche de la correctionnelle…

C’est vrai… C’est une victoire que nous n’arrivons pas à apprécier car nous avons encore fait de terribles erreurs : je pense notamment à ces deux essais encaissés sur des turnovers et qui nous ont coûté très très cher, ou encore à ces fautes de main, commises dans la précipitation et dans le stress. Nous commettons des erreurs que nous n’avons pas l’habitude de faire, et cela nous empêche de poser notre jeu. Cela nous fait douter. Heureusement, nous avons été réalistes sur nos rares temps forts, à l’image de cet essai avant la pause. De 3-14 à 10-14, ce n’était plus le même match et nous avons enfin pris l’avantage sur un ballon gagné en mêlée à l’heure de jeu…

Ce sont toutes ces erreurs qui vous font dire que vous n’arrivez pas à apprécier cette victoire ?

Oui, car nous aurions très bien pu le perdre si Plisson avait passé son drop. Nous aurions pu le perdre cent fois et nous retrouver comme des cons à l’issue de la rencontre. Il faut donc rester humble car c’est une victoire mais il nous reste beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail.

On sentait l’équipe nerveuse en début de rencontre…

Oui, car nous avons eu un arbitrage qui a été catastrophique, et ce des deux côtés. L’arbitre n’a pas su tenir la rencontre. Tout le monde s’est énervé. Mais il est vrai que nous sommes en période de stress : hier soir, Agen a gagné, donc nous devions le faire aussi pour ne pas être décrochés. Le match a été très frustrant pour nous, entre nos erreurs et le fait de passer sans arrêt d’une action positive à un essai encaissé, c’était dur. Ce manque de réussite s’explique aussi par le fait que nous baissons les bras par moments, on se relâche.

Le résultat d’Agen vous avait-il ajouté de la pression ?

Nous avions convenu de gagner contre le Stade français, quoiqu’il arrive. Mais il est vrai que la victoire d’Agen rendait les quatre points de la victoire obligatoires. Les dieux du rugby sont avec nous, car c’est chose faite.

La trêve va permettre de régénérer le groupe ?

Oui, car beaucoup de choses sont contre nous. Nous comptons actuellement treize blessés, et nous sommes montés jusqu’à dix-neuf. Certains ont enchaîné les rencontres, et le groupe n’a pas beaucoup tourné en Coupe d’Europe car il n’y avait personne… Cela va nous faire du bien.

Nicolas Godignon a fait son retour au stade, était-ce symbolique pour vous ?

Son retour nous a fait plaisir. Nico, c’est notre chef donc nous sommes contents de le revoir. Il est resté discret, car il n’a pas voulu bousculer ce qui a été fait depuis trois semaines et c’est tout à son honneur. Il s’est contenté de dire quelques mots très cohérents à la mi-temps. J’espère qu’il nous redonnera un coup de « boost » à son retour.

On dit que les mauvais résultats ont attisé des tensions entre le staff et les joueurs. Qu’en est-il ?

C’est faux, il n’y a pas de tension entre le staff et les joueurs contrairement à ce que les gens ont pu dire. Brive a toujours été très solidaire. Cette saison est délicate car nous avons connu de grands changements en perdant trois cadres importants, ainsi que douze ou treize changements dans l’effectif à l’intersaison. Il faut donc reconstruire une équipe et cela demande du temps. Pour construire, il faut gagner. Or, nous avons perdu trois fois à la maison et cela rend notre début de saison catastrophique. Nous avons donc minimisé notre objectif, et sommes passés de la qualification au maintien.

Vous démentez donc ces tensions ?

Oui, clairement. Il n’y a aucune tension entre nous.

Comment fonctionnait le staff en l’absence de Nicolas Godignon ?

Une fois son opération passée, Nicolas est repassé assez rapidement au stade. Il était là la semaine dernière, par exemple. Après, Didier Casadéi, Jean-Baptiste Péjoine et Seb Bonnet ont pris le relais et les choses se sont faites naturellement car ils connaissent bien le club et le groupe. « Casa » a notamment une place très importante dans le vestiaire, et il était manager remplaçant. JB et Seb ont apporté leur patte et leur expérience. Ce fut autre chose, mais ce n’était pas plus mal. Maintenant, Nico doit revenir et nous apporter ce qu’il sait faire. 

Simon Valzer
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