Chabal : « Je vais me libérer du temps pour 2023 »

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    Chabal : « Je vais me libérer du temps pour 2023 »
Publié le , mis à jour

Ambassadeur de #France2023, Sébastien Chabal a été l’un des hommes clefs de la candidature.

Qu’est-ce qui a fait que vous vous êtes engagé au sein de France 2023 ?

D’abord le projet. Je suis venu car c’est important pour une nation comme la France d’accueillir des grandes compétitions. J’ai eu la chance de vivre 2007 en tant que joueur, pu m’apercevoir depuis l’intérieur de l’engouement que suscitait l’évènement. Le plaisir, le bonheur, la joie que nous avions vécu sur le terrain, dans les vestiaires. J’avais et j’ai encore plus aujourd’hui, l’envie de le vivre de l’autre côté de la barrière. Alors quand Bernard me l’a demandé, je n’ai pas hésité. C’était aussi une manière de rendre au rugby ce qu’il m’a apporté. Il m’a construit, fait devenir l’homme que je suis, m’a ouvert beaucoup de portes. Après, j’y ai mis sûrement beaucoup d’enthousiasme car l’équipe mise en place par Bernard me plaît. C’est quelqu’un qui te stimule. Si c’est la victoire du rugby français, elle lui doit pas mal quand même.

Vous n’avez pas hésité à le défendre, même ces dernières semaines où il était pas mal attaqué sur différents fronts ?

Je ne l’ai surtout jamais accablé. Il y a plein de choses qui sont sorties, beaucoup de monde a essayé d’avoir sa tête sur des faits qui étaient fondés ou pas. Il y a des instructions en cours et laissons les aller à leur terme. On verra au moment du verdict et on en reparlera.

Avez-vous douté au moment de l’annonce de la recommandation en faveur de l’Afrique du Sud ?

Oui, car elle semblait alors très importante. Cela a amené une certaine incompréhension de notre part, mais aussi des doutes. Beaucoup de présidents de fédérations et confédérations avaient indiqué qu’ils suivraient ces recommandations. Après, dans mon for intérieur, en comparant les dossiers, j’ai toujours pensé que nous avions le meilleur dossier. C’est ce qui m’a, nous a, tenu. Et le vote de mercredi nous le prouve. Bernard, Claude et Serge ont très vite remis le bleu de chauffe, ils se sont offerts des prolongations, ils les ont jouées, ont rencontré les futurs votants, explicité les points de notre dossier qui pouvaient être mal compris suite au rapport, sur lesquels nous n’avions pas été très bien notés. Le message est passé et aujourd’hui on va accueillir la Coupe du monde 2023.

Étiez-vous inquiet sur l’issue du vote ?

Pas inquiet, mais stressé ! Lorsque l’on nous a fait rentrer dans la salle avec les deux autres délégations, près d’une demi-heure avant le verdict, cela a été très long. Alors par habitude de vestiaire, je me suis un peu serré avec Frédéric Michalak, comme lors d’un avant match, une grosse échéance. Bon, je crois que je lui ai broyé la cuisse, mais il s’en remettra. Après, nous avons voulu aussi avoir une certaine mesure dans la victoire, car le travail que nous avons effectué, l’Afrique du Sud et l’Irlande l’avaient également réalisé. Il ne fallait pas apparaître comme arrogant.

Allez-vous poursuivre votre engagement et vous inscrire dans le comité d’organisation ?

Ce qui est sûr, c’est qu’il va y avoir du boulot. Pas mal même. Si Bernard souhaite que je m’investisse, je le ferai. Je vais me libérer du temps pour accompagner ce dossier. Quel rôle, quelle mesure ? Le futur décidera. J’ai plein d’autres choses à faire, mais après avoir gagné cette première manche, il faut gagner le match. Et il sera gagné quand après la finale en 2023, tout le monde dira que c’était la plus belle Coupe du monde qu’il a jamais vécu. Ma place et mon rôle ne sont pas très importants.

Pierre-Laurent Gou
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